jeudi 25 août 2011

DERNIÈRES IMAGES - Sarkozy en visite express à Pékin











Le Point.fr - Monde, jeudi 25 août 2011

Au menu de cette rencontre bilatérale entre le chef de l'État et Hu Jintao : les dettes, le G20, la Libye.

De la crise des dettes souveraines aux chantiers du G20 en passant par la Libye et la Syrie, les dossiers les plus chauds de l'actualité internationale seront abordés lors de la visite de quelques heures du président français Nicolas Sarkozy à Pékin jeudi en fin de journée. Le sixième déplacement en Chine du chef de l'État français - mais le plus bref, cinq heures seulement - doit être l'occasion pour la France d'échanges sur ces grands dossiers internationaux avec la Chine, autre membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et deuxième économie mondiale.

Mardi, c'est avec le président américain Barack Obama que Nicolas Sarkozy a fait "le point de la situation économique et financière mondiale" en pleine crise des dettes souveraines, lors d'un entretien téléphonique, selon l'Élysée. Nicolas Sarkozy doit s'entretenir avec son homologue chinois Hu Jintao à 17 h 15 (9 h 15 GMT) pendant une heure au palais du Peuple, place Tiananmen. Il le retrouvera ensuite pour un dîner de travail à 18 h 30, avant de reprendre l'avion pour la Nouvelle-Calédonie où il doit ouvrir samedi les XIVe Jeux du Pacifique, a-t-on indiqué de source française.

Dettes souveraines

"Le président a souhaité rencontrer son homologue chinois pour faire avec lui un point des priorités de la présidence française du G20 en vue du sommet de Cannes en novembre, et bien sûr s'entretenir avec lui de la crise des dettes souveraines", a déclaré l'Élysée. Les présidents Sarkozy et Hu devraient parler en priorité du problème des dettes souveraines en Europe qui ébranlent les marchés boursiers.

"Sarkozy vient pour demander à la Chine de racheter de la dette des pays d'Europe du Sud", avance Jin Cangrong, de l'université du Peuple. "La Chine rachète en permanence de la dette européenne, aujourd'hui elle en détient environ 600 milliards d'euros", dit-il, alors que Pékin ne publie pas ses chiffres. La Chine, qui dispose d'un énorme matelas de réserves, a en effet réaffirmé sa confiance dans la zone euro en dépit des crises des dettes, tout en étant préoccupée par la fragilité de certaines économies.

Transactions financières

Lundi, le très officiel Quotidien du peuple appelait les pays de la zone euro à prendre des "mesures concrètes" pour réformer leurs institutions économiques et rétablir la confiance. Pour Hu Xingdou, de l'Institut de Technologie de Pékin, Nicolas Sarkozy devrait "probablement" évoquer également la proposition franco-allemande de taxation des transactions financières, mais "cette question n'est pas essentielle".

La Libye, où le régime du colonel Muammar Kadhafi est sur le point de tomber, devrait être aussi évoquée. "Sarkozy va essayer de persuader la Chine de participer à la reconstruction de la Libye" après six mois de combats, estime Jin Cangrong. Sur la Syrie, c'est sans le soutien de la Chine que l'Europe, France en tête, a présenté cette semaine un projet de résolution infligeant de nouvelles sanctions au régime de Bachar el-Assad.

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