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jeudi 29 octobre 2009

AUDIO - Relations Chine-États-Unis - Françoise Lemoine et Éric Laurent

France culture - Les enjeux internationaux, jeudi 29 octobre 2009.

Sur le plan économique, il y a une forte interdépendance. Les États-Unis dépendent du financement de leur déficit public par les achats de bons du trésor. La Chine dépend des États-Unis pour ses débouchés à l'exportation. Et la crise 2008, cette double interdépendance a bien été mise en évidence. Le plan de relance se substitue à la demande extérieure défaillante. C'est un énorme plan de relance de l'investissement (600 milliards $ soit 8% du PIB chinois 2009/2010), mais très fragile parce que les +8% de croissance ne pourra pas durer éternellement. Par ailleurs, une économie de la taille de la Chine ne peut pas se reposer sur la demande extérieure. En 2010, la Chine dépassera le Japon pour devenir la deuxième puissance économique mondiale (7% du PIB mondial contre 20-25% pour les États-Unis). La Chine doit donc développer son marché intérieur face au marché américain.

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Françoise Lemoine
. Economiste au Cepii. A paraître fin novembre chez Pearson Education : "La Chine : 1re & 2e année", une analyse qui puise dans l'économie, la géopolitique et l'histoire pour montrer comment la Chine devrait devenir la première puissance commerciale au milieu de ce siècle. Le livre dégage les grandes tendances à venir, expose comment son fulgurant essor modifie les équilibres géopolitiques tant asiatiques que planétaires, et la compare avec les autres grands émergents, notamment avec l'Inde.
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vendredi 16 octobre 2009

AUDIO - Russie-Chine par Éric Laurent

France Culture, Enjeux internationaux - Mercredi 14 octobre 2009

L'invité d'Éric Laurent : François Thual, spécialiste des relations internationales
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Visite du Premier ministre russe en République Populaire de Chine. Comment réévaluer les actuelles relations entre la Russie et la Chine ?

Les rapports entre Moscou et Pékin se sont considérablement améliorés depuis quelques années, surtout en raison de l'accroissement de l'interdépendance entre les économies de deux anciens empires communistes. En effet, pour la Chine, la Russie et ses réserves énergétiques constituent un allié indispensable au développement rapide du pays. Cependant, cette entente se double d'une rivalité en Asie centrale où les deux pays courtisent les états de la région, tous riches en hydrocarbures. Le véritable point de convergence semble être une hostilité plus ou moins marquée à la politique américaine et, au fond, le gouvernement de Pékin en revient à la politique du triangle, qui visait au XXème siècle à un rapprochement avec l'Union Soviétique, pour s'opposer, déjà à l'époque, à l'hégémonie américaine.

mardi 10 mars 2009

AUDIO - Le Tibet selon Jacques Goldfiem

France culture - Les enjeux internationaux, mardi 10 mars 2009

À l’heure du cinquantième anniversaire du soulèvement au Tibet, la marge de manœuvre des autorités centrales dans la question tibétaine.


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Un an après le soulèvement survenu au Tibet, cinquante ans après le soulèvement survenu à Lhassa et qui marqua la chute du Dalaï Lama en Inde, le Tibet reste pour Pékin et ses interlocuteurs un dossier sensible. Exaspérée par les critiques qui lui ont été adressés, Pékin se montre relativement intraitable avec certains de ses interlocuteurs occidentaux, notamment avec la France. La stratégie suivie par le Dalaï Lama, marquée par la recherche d’un dialogue avec Pékin, est critiquée par certains des ses partisans, à un moment où la volonté de Pékin de siniser la région du Tibet devient de plus en plus marquée.

Jacques de Goldfiem
Spécialiste de l’Asie en particulier de la Chine. Est Professeur de géopolitique à l’université de La Rochelle. A été Attaché militaire dans plusieurs ambassades d’Asie (90-92) et directeur des études de Défense Nationale (92-93).

lundi 12 janvier 2009

À ÉCOUTER - Mercredi 14 janvier 2009 - Émission sur Taiwan

L'émission présentée par Thierry Garcin et Éric Laurent aura comme sujet "Les principales évolutions de la société taïwanaise". À écouter en Podcast ou sur France Culture. Les enjeux internationaux

vendredi 5 décembre 2008

AUDIO - Les grandes évolutions de la relation Chine-Union européenne - Françoise Lemoine

France culture - Enjeux internationaux, vendredi 5 décembre 2008


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La Chine a assuré sa croissance des dernières décennies grâce aux exportations. Mais les chiffres montrent qu'elle a surtout renforcé son commerce extérieur à l'égard de ses voisins asiatiques. Si les exportations vers l'Amérique du Nord sont significatives, celles vers l'Europe sont plus décevantes et inégales. De fait, les échanges (importations-exportations) se font essentiellement vers l'Allemagne, loin devant la France par exemple.

Dans cette optique, quels sont les grands courants d'échange entre Pékin et les principaux pays de l'Union européenne ? Quels produits et biens privilégiés ? Quels investissements directs étrangers des Européens en Chine ? Quels intérêts croisés ? Quels espoirs, compte tenu des effets de la crise financière ?

Françoise Lemoine. Economiste au CEPII, chercheur associé au Centre d’études sur la Chine contemporaine (EHESS).

vendredi 12 septembre 2008

VIDÉO - Hong Kong et Pékin par les Enjeux Internationaux


Éric Laurent et Jean-Pierre Cabestan
France Culture - 8 septembre 2008

vendredi 29 août 2008

AUDIO - Pékin et la question coréenne par Jacques Gravereau et Éric Laurent

Visite du président chinois en Corée du Sud : Pékin et la question coréenne.
Jacques Gravereau. Directeur de l'Institut HEC-Eurasia.
Les enjeux internationaux - 27 août 2008

La Chine joue un rôle essentiel dans la péninsule coréenne. Alliée de la Corée du Nord, Pékin est un des rares pays qui continue d’exercer une influence sur le régime de Pyongyang. Les négociations à six sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord se sont d’ailleurs déroulées en Chine. Par ailleurs, la Corée du Sud est un partenaire commercial de premier plan dont les investissements sur le territoire chinois ne cessent de s’accroître. Le nouveau président, qui avait adopté une attitude de fermeté envers Pékin, semble désormais infléchir sa position dans le sens du compromis et de l’ouverture.

jeudi 22 novembre 2007

INTERVIEW - L’essor des relations économiques Inde-Chine - Françoise Lemoine

France Culture - Les enjeux internationaux, mardi, 20 nevembre 2007
Chine et Inde se sont régulièrement regardé comme des adversaires potentiels, l’Inde ayant même précisé en 1998, lors de la reprise de ses essais nucléaires, qu’elle ne pouvait exclure un éventuel affrontement avec Pékin.
Pourtant, depuis quelques années, on assiste non seulement à un rapprochement diplomatique – on parle communément de réchauffement –, mais aussi à une lente montée en puissance des échanges économiques, qui partent de peu il est vrai. Bref, quelle signification économique donner à ces nouvelles relations. SUITE

Françoise Lemoine est chercheur au CEPII et spécialiste de l'économie chinoise.

mardi 13 novembre 2007

Comment interpréter les rapprochements économiques régionaux dans l’Asie-Pacifique ? - Éric Laurent et Jacques Gravereau

France Culture - Les enjeux internationaux, mardi, 13 novembre 2007

Depuis le 40e anniversaire de sa création le rôle et les objectifs de l’ASEAN ont changé. Conçue à ses débuts pour lutter contre la menace vietnamienne elle s’est élargie de 6 à 10 membres et désormais a également tissé des liens avec le Japon, principal investisseur dans la région, la Chine puissance dominante dans cette zone, et qui à travers les communautés Chinoises présentes dans les pays de l’ASEAN possèdent de nombreux relais.
Éric Laurent : Quelle est l’évolution que l’on peut décrire quant à la situation de cette organisation?

Jacques Gravereau : L’ASEAN est une association politique. Il y avait 6 pays au départ, il y en a 10 aujourd’hui, y compris des pays peu fréquentables comme la Birmanie, qui est rentrée, il y a 3 ans. Et au fond, l’ASEAN a du mal à sortir de cette association de dialogue purement politique. Elle regroupe des pays si disparates qu’il y a un principe sacro-saint dans l’ASEAN, comme dans le reste de l’Asie : la non-ingérence dans les affaires d’autrui. Donc, l’ASEAN s’interdit de faire une déclaration de ce qui se passe dans tel ou tel pays membre.

Même si elle a exprimé son mécontentement pour la situation birmane?

Oh ça, ça était une discrétion extrême. L’affaire birmane n’est pas tout à fait ce que l’on attendait de l’ASEAN. Elle a toute une histoire. Elle a essayé de passer à une vitesse supérieure par une intégration économique et elle a créé l’AFTA (ASEAN Free Trade Asia), une sorte de traité de libre-échange entre les différents pays de l’ASEAN. Et cela ne marche pas très bien. Il y a des niveaux de pays disparates (PIB Cambodge = 400$/hab. et PIB Singapour = 35000$/hab.). De plus, l’ASEAN qui aurait dû faire un front uni au moment de la crise asiatique 1997-1998 ne l’a pas fait, une crise financière majeure avec une dévaluation en catastrophe des monnaies asiatiques. Et, l’ASEAN a réagi qu’il ne s’occupait pas d’économique. Mais, politiquement, on attendait un geste qui n’est pas venu. Elle a vécu un énorme trou d’air à ce moment-là qui l’a obligé, pour exister politiquement, à s’élargir avec d’autres pays d’Asie, à commencer par l’ASEAN + 3 (Chine, Japon, Corée du Sud).

Quand on regarde l’histoire de l’ASEAN, on s’aperçoit qu’il y avait 2 inquiétudes. D’une part, le voisin Vietnamien. Et puis, la Chine qui a été une préoccupation des dirigeants de l’ASEAN (ne serait-ce que les guérillas au sein des pays, soutenues par Pékin autrefois).

Pour la Chine, c’est un peu plus compliqué. C’est le grand suzerain de l’Asie, du moins le proclame-t-elle. Et la Mer de Chine du Sud est revendiquée par les Chinois, mais aussi par les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie, le Viêt-Nam, etc. La Chine est la grande dynamo de l’Asie avec 11% de taux de croissance, 3200 milliards $ de PIB. Tout le monde a les yeux qui s’orientent vers elle. De plus, il y a dans les grands réseaux de l’ASEAN, une réalité beaucoup plus secrète qui est chinoise. Les Chinois font la pluie et le beau temps. Alors, ce ne sont pas les mêmes, mais ceux de la diaspora. Il y a 35 millions de Chinois en Indonésie et en Malaisie, en Thaïlande, etc. Ils sont les clefs de tout le business. Donc, il y a une osmose entre ces Chinois et les autres.

De quelle manière la diplomatie chinoise considère-t-elle l’ASEAN? Est-ce comme une profondeur stratégique naturelle, comme un relais au fond évident?

Profondeur stratégique naturelle, bien sûr. Il y a au milieu de l’ASEAN, le fameux détroit de Malacca par lequel transitent le pétrole, les conteneurs, ce qui irrite la Chine. La Chine veut jouer un rôle amical. Par exemple, lors du Tsunami en Indonésie à Sumatra, la Chine a envoyé immédiatement des aides d’urgence, une partie de l’armée, etc. Donc, il y a bien une politique de bons offices par lesquelles la Chine essaye de faire beaucoup d’amabilité.

Mais pourquoi les 10 États ont-ils choisi la Chine, le Japon et la Corée du Sud? Est-ce pour éviter un tête-à-tête avec Pékin?

Oui. Mais aussi parce que l’ASEAN était un peu en panne. Ils n’avaient pas retrouvé un second souffle depuis les épisodes de la crise asiatique qui avait secoué tout le monde. Donc, ils se sont ouvert au Japon. Il ne faut pas oublier que le Japon est le grand investisseur dans la zone historiquement. Et puis, il y a la Chine. La Corée du Sud pour faire bonne mesure. Les Coréens du Sud sont les 3e investisseurs étrangers dans les pays de l’ASEAN derrière Hong Kong et Taïwan.

Cette ouverture à ses 3 pays remonte à environ 5 ans. Quels ont été les résultats jusqu’alors?

Il y a une structure de dialogue. On se parle. Ensuite, on parle de stratégies, d’intégrations économiques, et, ce qui est dans les cartes actuellement, mais qui a pris un peu de retard, c’est une grande zone de libre-échange entre la Chine et l’ASEAN. On a signé au Cambodge il y a deux ans, un très grand protocole pour cela.

Vous n’avez pas tout de même pas l’impression, depuis l’échec de l’APEC, que cette zone Asie Pacifique est un mythe, une illusion pour une zone de libre-échange?

Le multilatéralisme est supplanté par les multiples accords bilatéraux. Mais, l’ensemble du système des accords régionaux ne fonctionne pas très bien.

L’ASEAN semble-t-elle condamnée à une association secondaire?

Ce n’est pas secondaire. C’est quand même une organisation politique dotée d’un secrétariat permanent qui regroupe 560 millions d’habitants, dont 230 en Indonésie. C’est derrière la Chine, le 2e consommateur en énergie au monde dans les 20 ans qui viennent. Donc, l’ASEAN a un poids considérable…

… mais qui a une volonté politique et une volonté de rayonnement, de peser politiquement très faible.

Oui, parce que c’est une zone disparate qui n’a pas d’histoire commune réelle, contrairement à l’Europe. On retrouve des Bouddhistes, des Musulmans et des Chrétiens. Il y a des systèmes de parti unique et des systèmes de démocratie. Donc, c’est une zone compliquée, disparate, mais néanmoins, passionnante.

Jacques Gravereau est Docteur en sciences écnomiques,
fondateur et directeur de l'Institut HEC-Eurasia