Le Figaro, no. 19776 - Le Figaro Économie, vendredi, 29 février 2008, p. 22PHOTO : Gilles Sabrié
Le Figaro, no. 19776 - Le Figaro Économie, vendredi, 29 février 2008, p. 22
Le Monde - Radio-Télévision, vendredi, 29 février 2008, p. 29
Le Temps, no. 3108 - International, vendredi, 29 février 2008C'est le genre de rapprochement que Pékin déteste, surtout lorsqu'il sort de la bouche d'un Chinois. «Est-il possible que le gouvernement, hôte des Jeux olympiques de 2008, soit à l'aise en autorisant des athlètes du monde entier à fouler un sol souillé de sang et participer aux JO?» C'est Ding Zilin qui pose la question dans une lettre ouverte transmise à Human Rights Watch China, une ONG basée aux Etats-Unis. Cela alors que la pression monte sur Pékin pour respecter les libertés et les droits de l'homme, un engagement pris par la Chine lors de son acte de candidature. Pour la dissidence, Ding Zilin, 71 ans, est la «conscience de la Chine». Son fils de 17 ans a été tué d'une balle dans le dos dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, lorsque l'armée est intervenue pour mettre un terme aux manifestations pacifiques en faveur de la démocratie. Cette ancienne professeure de philosophie est depuis le début des années 1990 à la tête de l'association des «mères de Tiananmen» qui réunit une centaine de familles de victimes. Depuis onze ans, à la veille de la réunion annuelle du parlement, au printemps, Ding Zilin transmet une pétition adressée personnellement au secrétaire général du Parti communiste chinois et au premier ministre pour demander une enquête sur ce massacre qui aurait fait entre 1000 et 3000 morts, l'indemnisation des familles de victimes et le jugement des responsables politiques. Cette année, elle y a ajouté cette lettre ouverte qui ne devrait pas manquer de circuler sur Internet, y compris en Chine. «Alors que nous approchons du 19e anniversaire du 4 juin et que les splendides Jeux olympiques vont se tenir à Pékin, les gens vont dire: «Voici un gouvernement qui a envoyé des tanks dans sa capitale pour tuer d'innombrables étudiants et civils innocents; un gouvernement qui depuis dix-huit longues années a refusé de se confronter aux conséquences de cette tragédie et qui a sans cesse refusé le dialogue avec les familles des victimes», écrit Ding Zilin. Deux dissidents, Hu Jia et Yang Chunlin, ont déjà été arrêtés pour avoir établi un lien entre les JO et les droits de l'homme. © 2008 Le Temps SA. Tous droits réservés.
Yang Jiechi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a indirectement répondu jeudi à Ding Zilin en repoussant les critiques occidentales sur les droits de l'homme: «Les gens en Chine jouissent d'une grande liberté de parole, a-t-il indiqué après une rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband. Nul ne sera arrêté parce qu'il a dit que les droits de l'homme étaient plus importants que les JO. C'est impossible.» Prudent, David Miliband, dont le pays accueillera les JO d'été de 2012, a expliqué que l'«engagement, pas un isolement, est la bonne voie pour aller de l'avant». Côté français, les secrétaires d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, et aux Sports, Bernard Laporte, ont publié une tribune dans le Figaro de jeudi pour expliquer qu'il fallait prendre la Chine au mot en précisant: «Alors disons-le une fois pour toutes. Pour la France, comme pour d'autres, le boycott n'est pas une option.»
Le Monde - Rendez-vous, vendredi, 29 février 2008, p. 28
Le Figaro, no. 19774 - Le Figaro, mercredi, 27 février 2008, p. 7
Le Monde - Economie, jeudi, 28 février 2008, p. 15
Le Figaro, no. 19775 - Le Figaro, jeudi, 28 février 2008, p. 14
La Presse (CANADA) - Plus, samedi, 23 février 2008, p. PLUS
Paquet, StéphaneDiscothèques branchées, alcool qui coule à flots, sexe dans le nouveau Pékin, Les décolletés remplacent les cols Mao, et les voitures de luxe la bicyclette. Plongée au coeur d'une révolution sexuelle.
"Les étrangers ont l'impression que les Chinois sont très conservateurs. Ce n'est plus le cas, spécialement pour les jeunes."
Wang Zhen, 21 ans, est portier au Bar le 60, de la rue Sanlitun, un des hauts lieux des sorties nocturnes de Pékin.
Ici, on offre aux clients venus se détendre un mélange de chanteurs et de jolies danseuses. Poteau de pompier en prime au milieu de la scène. Pas d'effeuillage, par contre, puisque c'est illégal en Chine, précise Wang Zhen.
De la porte du bar, son poste d'observation privilégié, il en voit passer, des filles: des jeunes et des moins jeunes, des étrangères et des Chinoises. L'intérêt est bien présent, mais pas question pour lui d'avoir une copine.
Pas tout de suite.
"Quand je veux du sexe, je sors", explique-t-il franchement, avec son anglais presque sans accent appris en regardant des émissions comme Desperate Housewives et Sex and the City.
"Je préfère les étrangères, poursuit-il. Je pense qu'elles sont plus faciles. Elles ne croient pas que c'est mal, le sexe."
Et les Chinoises dans tout ça? "Elles sont plus sérieuses. Certaines, en tout cas. J'en ai aussi rencontré qui sont très ouvertes."
Quelques pâtés de maisons plus loin et nous voici sur Gongti Xilu. Dans cette nouvelle artère à la mode, les boîtes de nuit poussent comme des fleurs de lotus au printemps. Le Cutie Bar, le Baby Face, l'Angel les noms ne font pas très chinois. Le style de vie non plus: bottes à talons hauts, nombrils à l'air et immense Hummer à la porte.
Au Cutie, la musique oscille entre le hip-hop et le pop. À 23h50 piles, des jumelles aguichantes viennent offrir leur numéro sur la piste de danse.
"La plupart des gens viennent ici pour se détendre de la journée de travail. Ils dansent, ils boivent", explique la gérante, qui ne veut pas que son nom soit publié. "Ce sont des gens très modernes, qui suivent la mode", ajoute-t-elle.
Près de la piste de danse, une vendeuse déambule en offrant ses cigares, comme ailleurs on vend des hot-dogs. Le barman jongle avec ses bouteilles d'alcool pour impressionner la galerie.
Accrochées entre les stroboscopes du plafond, de petites ailes d'ange complètent le décor. À voir les corps se déhancher, on imagine mal les jeunes portant un col Mao gris noir ou marine, vêtement de prédilection des générations qui les ont précédés. Ici, les seuls Mao visibles sont ceux qu'on retrouve sur les billets de banque.
La carte compte des bouteilles de vodka à plus de 500$, et le simple jus non alcoolisé coûte près de 6$.
Au deuxième étage de la discothèque, un groupe de jeunes est réuni pour célébrer le 22e anniversaire d'une copine. On a payé 1700 yuans (230$) pour réserver une table isolée accueillant une douzaine de personnes. À ce prix, aussi bien en profiter pour faire la fête: le serveur met le feu à un Flaming Lamborghini pendant que les clients prennent des photos pour se souvenir de l'événement.
Les Occidentaux se font rares dans la place. Ce sont plutôt les nouveaux jeunes riches chinois qui font rouler les affaires.
À 24 ans, Hao Ming n'a toujours pas de copine. Et c'est très bien comme ça. "Je n'en veux pas. Je préfère ma liberté", dit-il, attablé à l'Angel.
Hao Ming habite Tianjin, à une centaine de kilomètres de la capitale. Il profite d'une réunion à Pékin pour venir se détendre. "On est occupé du lundi au vendredi", explique ce travailleur du secteur financier, alternant entre le mandarin et l'anglais.
"Mes parents ne sortent pas dans des endroits comme ça", dit-il, en référence à l'ambiance qui, ici non plus, n'a rien à envier aux plus branchés des bars de Montréal.
Sortir en boîte, ce n'est pas la seule chose qu'il fait différemment d'eux. "C'est facile de rencontrer des filles. D'abord, je me présente. Puis cheers, cheers, fait-il avec son verre de vodka diluée au Red Bull. Et elle rentre à la maison avec moi."
La génération sexe
Une étude publiée en décembre par le quotidien China Daily révélait que les deux tiers des Chinois de 15 à 29 ans étaient célibataires en 2005.
"Avec le stress qui vient avec le travail, les gens ont moins d'occasions de rencontrer la bonne personne", avance Zhao Wei, 24 ans, étudiante à la maîtrise en anthropologie à l'Université des minorités,à Pékin.
Et puis, il y a le prix des maisons qui grimpe en flèche. Et comme on s'attend encore à ce qu'un homme offre un toit à sa nouvelle épouse, peut-être a-t-il besoin de travailler plus longtemps que ceux des générations précédentes.
La clientèle de ces discothèques fait partie de ce que certains ont appelé la génération sexe. D'autres ont opté pour la génération P, pour prince ou princesse, celle qui a vu naître les premiers enfants de la politique chinoise de l'enfant unique. Des princes qui sont devenus rois.
Tous les jeunes font des partouzes? Non, rappellent Li Xiaoxiao, 24 ans, et Juan Ziliu, de deux ans sa cadette. Les jeunes femmes, originaires de Mongolie intérieure et venues à Pékin pour trouver un boulot, rappellent que, dans leur contrée natale, les valeurs ont moins changé.
Li Xiaoxiao a le même copain depuis trois ans. Elle prévoit, comme plusieurs autres, profiter de l'année des Jeux pour se marier.
Les relations sexuelles avant le mariage? "Certains en ont, mais pas beaucoup", avance-t-elle.
Juan Ziliu a une opinion plus tranchée: "À Shanghai, Pékin ou dans les villes modernes, oui, mais pas en Mongolie intérieure."
Encadré(s) :
65%
Près des deux tiers des Chinois de 15 à 29 ans étaient célibataires en 2005. En 2000, les jeunes célibataires représentaient 59% de ce groupe d'âge, contre 51% en 1995. Une hausse de 15% en 10 ans.
6$
Le prix d'un simple jus non alcoolisé dans les bars branchés de Gongti Xilu, la nouvelle artère à la mode de Pékin.
25%
Il y a eu l'an dernier à Shanghai une nette augmentation des mariages entre Chinois et étrangers. En 2006, 2 960 mariages mixtes ont été enregistrés à Shanghai, une augmentation de 25 % cent par rapport à l'année précédente. Par contre, le nombre de couples mixtes obtenant le divorce en aussi augmenté et les couples sino-canadiens sont les plus fragiles.
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"De ce côté-ci, vous avez les comprimés à avaler, et de l'autre, ce sont les remèdes que l'on applique directement", explique Mme Hu dans sa toute petite boutique érotique située dans une rue commerciale de Pékin.La scène aurait été inimaginable il y a 10 ans. Après avoir indiqué à sa petite-fille de filer dans l'arrière-boutique, juste derrière le mur des jouets sexuels, Mme Hu prend le temps de bien présenter sa marchandise. Elle s'attarde particulièrement sur ses articles les plus vendus, avec bonhomie.
À l'heure du lunch, elle ferme boutique pour servir le repas de la fillette. Pas une vente de vibrateur ne viendra perturber les repas en famille.
Les choses vont plutôt bien pour l'industrie des accessoires et médicaments sexuels à Pékin. Il y a des boutiques partout: 500, estiment les autorités chinoises. Dix fois plus, selon des sources universitaires.
"La plupart de ces boutiques sont subventionnées par le ministère de la Santé", explique l'ethnographe Judith Farquhar, auteure du livre Appetites: Food and Sex in Post-socialist China (La nourriture et le sexe dans la Chine postsocialiste). C'est ce qui explique que plusieurs commerçants portent le sarrau blanc, comme un pharmacien, dit-elle.
"Les Chinois n'ont pas cette notion de puritanisme chrétien, explique Judith Farquhar. Ils estiment que le sexe pour le plaisir, c'est-à-dire dont le but n'est pas la conception d'un enfant, est bon pour le mariage. C'est d'ailleurs pour cette raison que le gouvernement soutient les sex-shops. On y retrouve aussi plusieurs brochures d'information."
"Objets pour adultes"
Grand-mère Hu n'est certainement pas avare d'informations. Il n'y a guère de place que pour deux clients à la fois dans sa minuscule boutique. Et il n'y a pas l'ombre d'un malaise. "Les Chinois ont changé. La sexualité est plus ouverte et ils ont plus d'argent. C'est excellent pour les sex-shops", dit-elle en présentant sa gamme de comprimés contre la dysfonction érectile. Car en Chine, pas besoin de passer chez le médecin pour obtenir un remède, ce qui expliquerait que les hommes "plus âgés" soient les clients les plus fidèles des boutiques érotiques. Plusieurs pilules ont un nom semblable au Viagra et un aspect quasi identique au petit losange bleu.
Mais selon Mme Tang, une autre commerçante qui tient boutique dans une rue pleine de restaurants, rien ne vaut la médecine traditionnelle chinoise pour régler ce genre de problème. "Ça marche à tout coup", dit-elle en présentant sa boutique, plutôt anonyme.
Parfois les commerces s'affichent très clairement, mais la plupart du temps ce sont de minuscules locaux, sans vitrine. Les idéogrammes "objets pour adultes" n'échappent pas à la clientèle locale. "Aucun étranger ne vient acheter ici", confirme Mme Tang.
Le sex-shop offre remèdes et accessoires, mais aucun matériel pornographique.
Le régime est resté très sévère face à la pornographie.
Durant les années Mao, même le mot avait été retiré du vocabulaire chinois. Impossible de le prononcer sans représailles.
La définition du genre était assez imprécise pour permettre de confisquer à peu près n'importe quoi durant une campagne anti-porno du parti communiste. Même la Bible avait été frappée d'interdit parce qu'on jugeait certains passages obscènes.
Le Bureau du groupe de travail national de lutte contre les publications pornographiques et illégales existe encore et fait toujours état de ses saisies de matériel interdit. Il y en aurait eu 149 millions l'année dernière, selon le Quotidien du peuple. En prévision des Jeux, explique Judith Farquhar, le Bureau a fait le ménage des kiosques à journaux et autres commerces où l'on pouvait se procurer un peu trop facilement du matériel obscène.
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La pudibonderie de l'époque Mao n'a plus cours. Comme à Amsterdam, Des millions de prostituées s'affichent maintenant dans les vitrines des salons de coiffure ou de massage, arpentent les chantiers de construction, traquent l'Occidental dans les grands hôtels.
Dans un petit salon de coiffure, situé en marge d'une artère populaire de Pékin, une femme s'active à l'arrivée de clients potentiels. "Un petit massage vous ferait tellement de bien", répète-t-elle avec insistance, contenant bien mal sa surprise de voir une Occidentale dans son commerce.
Ses locaux ne sont pourtant pas très invitants: les cabines se trouvent à l'arrière, en retrait, dans un coin obscur. Au lieu de chaises de coiffeuse, on a installé des lits et collé des photos d'Occidentales en lingerie sur le mur crasseux. Aucune liste de prix n'est affichée dans ces commerces qui ne trompent personne. Car même en Chine, où tout est hors proportion, il n'y a pas assez de têtes à coiffer pour justifier la présence de tant de salons.
La multiplication de l'offre a fait chuter les prix des services qui y sont vraiment offerts. L'Empire du milieu compterait maintenant jusqu'à 20 millions de prostituées, si on calcule celles qui échangent occasionnellement des faveurs sexuelles contre de l'argent.
"Personne ne sait exactement combien il y en a, mais ce que tout le monde sait, c'est qu'il y en a trop", dit la sociologue chinoise Li Yinhe, spécialiste des questions sexuelles.
Dans certains quartiers, on peut trouver trois ou quatre salons voisins. Les femmes s'installent près de la vitrine, bien à la vue des passants. On les reconnaît facilement: les soi-disant coiffeuses ont la jupe très courte, parfois plus courte que le collant beige qu'elles portent en dessous. Elles ont tous les âges, sont très maquillées, mais pas avec soin.
Officiellement, elles sont coiffeuses ou masseuses. Questionnées à propos de la vraie nature des services offerts, les deux femmes présentes ce jour-là assurent qu'il n'y a pas d'extra possible. Que les 50 yuans environ 8$ sont payés pour un massage "de confort". Pas de sexe offert par ces deux filles osseuses que les questions persistantes mettent de plus en plus mal à l'aise. Elles affichent toutes deux un sourire gêné, découvrant leurs dentitions jaunies et imparfaites. Les seules personnes qui les croient encore, ce sont leurs mères, qui habitent la plupart du temps bien loin de la capitale.
Ces endroits se sont multipliés à Pékin durant la dernière décennie, portés par la libéralisation des moeurs sexuelles et le développement économique.
Selon la sociologue Sandra Teresa Hyde, auteure du livre Eating Spring Rice sur la propagation du sida en Chine, la culture chinoise explique aussi ce boom de la prostitution. "Historiquement, les Chinois ont toujours accepté l'idée que les hommes pouvaient jouer, dit-elle. On n'a qu'à regarder les films de Zang Yimou. Les hommes passent d'une troisième à une quatrième femme." On distingue sans peine un salon de coiffure où l'on coiffe, un salon de massage éclairé, où il y a de vraies tables de massage, et ces autres commerces où les filles manquent de travail. Elles affichent un air d'ennui, somnolent ou regardent la télévision, tassées sur le petit sofa qu'elles ont installé à côté de la vitrine.
La concurrence est féroce dans le milieu de la prostitution à Pékin.
Les filles les plus misérables travaillent dans les chantiers de construction. Elles ne manquent pas de boulot, mais comme les clients sont des migrants venus des régions pour bâtir le nouveau Pékin contre des salaires de misère, ils ont très peu d'argent pour payer les prostituées. Elles finissent par offrir leurs services pour un dollar ou deux. Dans les salons de coiffure, le tarif est plus élevé. Mais le temps est long à attendre les rares clients.
Selon Sandra Teresa Hyde, l'importante population migrante explique aussi le nombre incroyable de salons de coiffure et de prostituées. Selon elle, presque un tiers de toute la population chinoise est mobile. Faisant du coup des familles séparées et des hommes bien seuls.
Dans l'échelle de la prostitution chinoise, les pseudo-masseuses-coiffeuses se classent juste en haut des filles de chantier. Tout en haut, les prostituées des grands hôtels travaillent surtout pour les touristes étrangers, qui ont droit aux plus jolies.
Il y a aussi des bars de toutes sortes. Dans Sanlitun, le quartier des ambassades, un établissement est bien connu des étrangers établis à Pékin. L'endroit est couru: pas un seul tabouret de libre au bar. À l'extérieur, une longue file de taxis attend les clients et leurs escortes.
Chez Maggie, la clientèle est exclusivement occidentale. Des Chinoises de toutes les régions du pays y travaillent, surtout de Mongolie. Deux ou trois Russes détonnent, blondes et plus âgées que leurs consoeurs.
Les filles sont à leur compte. "Il n'y a pas de proxénète ici", explique un client agacé d'être questionné par la seule cliente de tout l'établissement.
Il ne pouvait pas fournir de renseignements sur les services offerts puisqu'il n'y avait jamais eu recours. C'est aussi le cas des autres clients, qui disaient tous fréquenter l'endroit "pour la première fois" ou "seulement pour prendre une petite bière".
Molle, la police du sexe
La prostitution est généralement tolérée en Chine, explique Lin Yinhe: "Il arrive que la police en arrête quelques-unes. Elles reçoivent une amende de 5000 yuans (un peu plus de 700$) ou elles vont en détention. Mais c'est plutôt rare. Il y en a tellement"
Lorsqu'il fait des offensives contre la prostitution, le gouvernement s'assure qu'elles sont très médiatisées. Depuis deux ans, il a mis en place des règlements plus sévères pour les karaokés, qui doivent désormais mieux surveiller leurs clients. Ces petites cabines servaient trop souvent à d'autres activités que la pratique des chansons populaires chinoises Il y a aussi eu des arrestations d'exploitants de sites internet douteux.
La police est toutefois allée trop loin l'année dernière, lorsqu'elle a demandé à une centaine de filles et à leurs clients de parader au centre d'une ville du Sud. Tous portaient un habit orange, et une foule a vite entouré ce désolant défilé. L'opération a certes été rapportée partout, mais elle a été largement condamnée par le public, qui y voyait un douloureux rappel des humiliations publiques de la révolution culturelle.
Li Yinhe prône plutôt une régularisation du commerce. Elle souhaite que les filles obtiennent un permis et aient accès à des examens médicaux. Selon la sociologue, les prostituées sont comme la politique en Chine. Les étrangers s'y intéressent beaucoup. "Mais ici, dans la rue, tout le monde s'en fout."
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PHOTO : Gilles Sabrié
Le parc Zhongshan est situé tout près de la place Tiananmen et de la Cité interdite. Et à des années-lumière du quartier des chics discothèques.Ici, pas de hip-hop, pas de musique à la mode. Les voix qu'on entend sont plutôt celles de parents désespérés, qui cherchent à marier leur enfant.
Au fond du parc, sous une coupole blanche, ces parents se présentent avec une fiche descriptive de leur rejeton. Une fiche qu'on met bien en vue, malgré les touristes qui passent, en y indiquant les caractéristiques souhaitées pour la future bru ou l'hypothétique gendre. Certains vont jusqu'à apporter une photo du minois du rejeton.
L'affaire est sérieuse: des mères se promènent, calepin à la main, et prennent des notes sur d'éventuels candidats.
Celui-ci mesure 1,74m et, précise son père dans son affiche, la future épouse devra mesurer au moins 1,63m.
"Non, ça ne marche pas. Tu ne peux pas demander une telle condition", dit une mère dont la fille est de toute évidence trop petite.
"Ce n'est pas moi, répond le père, c'est mon fils qui demande ça. Même si je suis d'accord avec une fille de moins de 1,63m, lui, il ne voudra pas."
Vient un autre parent qui, lui, propose sa fille de plus 1,70m. Pas de veine, celle-ci est trop grande. Décidément, fiston est difficile. "Ce sont les jeunes, dit le père sans bru. Ils pensent toujours différemment de nous."
N'allez surtout pas croire que la taille est le seul critère. C'est plus compliqué que ça.
D'après l'échantillon examiné en ce dimanche de décembre, les filles cherchent quelqu'un qui possède déjà un appartement et qui ont un métier. Pour l'âge, on n'est pas trop pointilleux: plusieurs des enfants proposés sont nés dans les années 70. Ils sont donc maintenant dans la trentaine, ce qui explique l'empressement de leurs parents à les voir enfin mariés.
S'ils ne s'entendent pas sur la noce à venir, ces parents trouvent quand même quelques terrains d'entente, comme le fait qu'il soit préférable que les deux enfants soient originaires de Pékin. "Il y a trop de provinciaux", se plaint un des parents, imputant à leur présence dans la capitale une hausse de la criminalité.
Cette volonté des parents chinois de s'immiscer dans les affaires maritales de leur rejeton n'a rien de neuf. Au tournant du siècle dernier, alors qu'il n'avait que 14 ans, les parents de Mao lui avaient trouvé une épouse de 20 ans. Mlle Luo, c'était son nom, a même déménagé dans la maison familiale, mais Mao a affirmé par la suite n'avoir jamais couché avec elle, relate Philip Short dans le livre Mao, A Life.
Elle a beau être ancienne, cette tradition se manifeste avec une certaine gêne dans les parcs de Pékin. Remarquant notre présence et les notes que nous prenons, une des mères se plaint qu'il s'agit d'une affaire privée.
Décidément, le journaliste ne sera pas invité à la noce.
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PHOTO : Gilles Sabrié
PHOTO : Gilles SabriéJ'ai 23 ans, je travaille dans un hôtel cinq étoiles du centre-ville et je suis gai.
J'ai un ami qui est déjà allé au sauna gai. Il m'a dit que tout le monde était nu puis qu'on peut baiser avec n'importe qui. Moi, je préfère aller au Cosmo ou au Destination. Destination, c'est LA discothèque gaie en ville. Il y a tellement de monde qu'on se marche sur les pieds.
Il y a deux ou trois ans, j'y allais beaucoup. Maintenant, je me suis calmé. Je suis pas mal occupé avec mon travail et mes études. J'apprends l'anglais à l'école Wall Street. Ce n'est pas donné, mais bon, ça vaut la peine.
Au début, quand je me suis aperçu que j'étais homosexuel, ce n'était pas évident. Mais là, ça va.
Non, mes parents ne savent pas que je préfère les gars. Ils ne comprendraient pas de toute façon. Un monde nous sépare, eux et moi.
Je n'habite plus avec eux parce que j'ai besoin de mon intimité, mais je les vois quand même une fois par mois. Souvent, ils me demandent si j'ai une petite amie.
Est-ce que j'ai un copain? Non plus. J'ai fréquenté un gars pendant quelques semaines, mais il n'était pas sérieux: il sortait trop à mon goût. Pour moi, ce qui importe pour l'instant, c'est mon travail et mes études.
J'aimerais un jour aller à San Francisco, étudier en gestion hôtelière. Et après, aller en Australie ou au Canada.
Ici, pour les gais, ce n'est pas toujours jojo. Les Pékinois n'ont pas encore l'esprit très ouvert.
N'empêche que c'est beaucoup mieux qu'il y a 10 ans. Si je veux rencontrer quelqu'un, par exemple, j'ai juste à aller au bar. C'est facile.
Encadré(s) :
Travail : superviseur de serveurs.
Salaire : 3000 yuans par mois (un peu plus de 400$, incluant un bonus).
Horaire : cinq journées de huit heures par semaine.
Loyer : 400 yuans par mois (une chambre avec cinq colocs).
Trait caractéristique: porte des Nike de 500 yuans.
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En Chine, La discrimination contre les homosexuels a été particulièrement musclée, notamment sous le règne de Mao. Les choses se sont assouplies depuis; bars et saunas gais ont désormais pignon sur rue.
Vendredi soir au Destination. Le vidéoclip de Madonna vient de céder la place à celui de Britney Spears. De nombreux jeunes hommes ont le sourire aux lèvres. Oui, il y a une vie gaie à Pékin.
À 23h, la discothèque, avec ses trois bars distincts, est pleine. Comme elle l'est plus souvent qu'autrement les vendredis et samedis soirs.
Il y a à peine sept ans, tout ce beau monde aurait été considéré comme des "malades mentaux". C'est en effet seulement en 2001 que l'Association chinoise de psychiatrie a rayé l'homosexualité de sa liste des maladies mentales. Reculez encore de quelques décennies, et ce sont les fiers-à-bras de Mao qui, pendant la révolution culturelle, ciblaient les gais, considérés comme de "mauvais éléments" par l'auteur du petit livre rouge.
"La Chine a beaucoup changé depuis deux ou trois ans", explique Matthew Zhang, 27 ans, rencontré par un soir de décembre dans la discothèque de la rue Gongti Xilu, où s'alignent d'autres boîtes à la mode.
Ce sentiment de plus grande liberté sexuelle, plusieurs homosexuels chinois en font état: les bars sont pleins (et pas seulement d'Occidentaux de passage), des saunas ont vu le jour et les policiers semblent avoir trouvé d'autres chats à fouetter.
Que s'est-il passé? M. Zhang a sa petite idée là-dessus: "Avec l'arrivée d'étrangers dans la ville, les Pékinois sont plus ouverts à de nouvelles choses, à des choses différentes."
Voilà donc pour la plus grande ouverture de la ville. Mais pour les gais eux-mêmes, comment cette conscientisation s'est-elle produite?
Internet y est sans doute pour quelque chose, ont dit quelques-uns d'entre eux, parce qu'ils ont pu y constater, souvent à l'adolescence, qu'ils n'étaient pas seuls au monde. Un constat qu'ont également fait les auteurs d'une étude récente sur les gais de Shanghai.
"La reconnaissance positive de soi en tant qu'homosexuel est toutefois venue () au contact d'autres homosexuels et surtout grâce à l'exposition aux médias gais, écrivent Sun Zhongxin, James Farrer et Kyung-Hee Choi, dans Perspectives chinoises. L'Internet, tout particulièrement, a joué un rôle prépondérant."
Les auteurs notent aussi qu'il est encore difficile, pour de nombreux gais, de révéler leur identité sexuelle à des amis non-gais. Ken, 29 ans, est de ceux-là. Il n'a même pas fait la grande annonce à ses parents. "Je ne veux pas les rendre tristes", explique-t-il.
Matthew, lui, s'est ouvert à sa mère, qui habite dans une province au sud de Pékin. "Ce fut un choc pour elle, dit-il, mais tout ce qu'elle souhaite, c'est mon bonheur."
Et maintenant, c'est maman qui sent la pression de ses propres frères et soeurs. Ils veulent savoir à quel moment ils seront invités aux noces de son fils parti vivre dans la grande ville.
Encadré(s) :
Tongxinlian, tongzhi et lala
La traduction chinoise d'homosexuel est tongxinlian. Mais plusieurs gais préfèrent simplement tongzhi, qui signifie camarade. Ou gai, si on veut se donner une petite touche occidentale. Pour les lesbiennes, on dit lala.
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PHOTO : Gilles Sabrié
Elles sont des Stars. Mu Zimei, Furong Jiejie, Liu Mang Yan Et Hai-rong Tian-tian, qui collectionne les photos de pénis au repos.Si, auparavant, le nec plus ultra de la popularité pour une jeune Chinoise était de faire paraître un album pop-sexy, il y a maintenant un raccourci vers la voie lactée: le blogue. À condition d'y donner des détails croustillants d'une vie sexuelle vraie ou fictive.
Photos aguichantes et extraits sonores en prime.
Mu Zimei a ouvert le bal en 2003. Son journal est devenu très connu le jour où elle a décrit ses ébats avec un musicien très populaire. Et très marié. Elle n'avait évidemment pas omis le détail le plus important: le nom de son amant furtif et apparemment pas très satisfaisant. Embouteillage sur le site. Son histoire a fait le tour de la blogosphère, assez pour intéresser un éditeur français qui a publié ses chroniques sous le titre Le journal sexuel d'une jeune Chinoise sur le Net. Le recueil avait d'abord été publié en Chine, mais frappé de censure peu après sa sortie.
"C'est un phénomène de société: les jeunes filles peuvent y exprimer leur petit moi, leur individualité", confirme Éric Sautedé, chercheur à l'Institut inter-universitaire de Macau, qui étudie l'évolution de l'internet en Chine depuis 10 ans. Selon ses dernières données, les blogues chinois représenteraient pratiquement le tiers de tous les blogues de la planète, soit près de 75 millions de carnets. Pékin est bel et bien dérangé par cette prolifération de blogues aux propos immoraux, mais le bureau de la censure préfère s'attaquer à l'immoralité politique pour l'instant. "Tant que ça agit comme soupape pour exprimer des petites frustrations, c'est toléré", dit Éric Sautedé. À moins que la donzelle blogueuse ne suscite trop d'intérêt. C'est ce qui s'est passé avec Mu Zimei, qui est vite tombée dans l'oubli après que son journal eut été rayé du firmament.
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Le Point - Diaporamas
Le Point - Diaporamas
Rue89 - Chinatown, jeudi, 21 février 2008Après le pétrole, la technologie... Pour la deuxième fois, un investissement stratégique chinois aux Etats-Unis a été bloqué, révélant la crainte sous-jacente à Washington face à l'émergence de la puissance chinoise.
En 2005, les Etats-Unis avaient empêché le pétrolier d'Etat chinois CNOOC de racheter l'Américain Unocal, finalement repris par Chevron. Cete fois, c'est Huawei, l'équipementier télécom chinois, dont les raçines plongent dans les ramifications de l'armée chinoise, qui vient d'être bloqué alors qu'il s'apprêtait à prendre une participation dans la société technologique américaine 3Com. Les Chinois avaient fait cette fois profil bas, puisque Huawei ne devait prendre que 16,5% de 3Com, le reste étant racheté par le fonds d'investissement Bain. Chinatown vous en avait parlé lorsque l'offre avait été faite, en se demandant justement si Huawei obtiendrait le feu vert politique.
Cette modestie de la société de Shenzhen n'a pas suffi à calmer les craintes d'un puissant lobby sécuritaire au Congrès et dans l'administration. Selon Les Echos, le "Committee for Foreign Investment in the United States" (CFIUS), qui devait donner son accord, s'est opposé à la cession à des intérêts chinois de l'activité TippingPoint de 3Com. Cette branche commercialise des logiciels de sécurité réseaux et anti-piratage, notamment à l'administration américaine. Huawei et Bain ont retiré leur offre commune d'un montant de 2,2 milliards de dollars. Le même comité avait toutefois autorisé le Chinois Lenovo à racheter la branche PC d'IBM en 2005, moyennant il est vrai de sérieuses garanties sécuritaires.
Il n'y a pas que les Chinois qui soient dans le colimateur sécuritaire de l'administration et d'une partie du Congrès. En 2006, le rachat de plusieurs ports de la côte Est américaine par le groupe à capitaux arabes du Golfe Dubaï Ports World (DPW) avait ainsi été annulé pour les mêmes motifs.
Huawei est une société à forte croissance, installée dans le sud de la Chine, et qui, après avoir grandi dans le giron de l'Etat chinois, s'est lancée sur les marchés internationaux, d'abord dans les pays en développement puis en Europe et aux Etats-Unis. Elle est l'un des "champions nationaux" désignés par Pékin pour entrer dans la compétition globalisée.
Ce revers va renforcer les dirigeants chinois dans leur vision d'une rivalité stratégique croissante avec les Etats-Unis, paradoxalement doublée de relations économiques et commerciales croissantes. Le match du siècle entre Washington et Pékin n'est pas terminé...
Les Echos, no. 20116 - International, vendredi, 22 février 2008, p. 9Les très bonnes performances de la croissance taïwanaise en 2007, rendues publiques hier par Taipeh, n'ont pas rassuré les analystes, qui redoutent l'impact du ralentissement américain sur l'économie de l'île. Selon les statistiques du directeur général du budget, le produit intérieur brut du pays a crû l'an dernier de 5,7 %, après avoir progressé de 4,89 % en 2006.
Les performances du dernier trimestre de l'année - 6,39 % par rapport aux quatre derniers mois de 2007 - - cachent pourtant mal la dégradation rapide du climat des affaires, expliquaient, hier, les économistes.
Dépendance aux exportations
« Il ne fait aucun doute que le ralentissement américain va avoir des conséquences sur l'économie taïwanaise. Le seul débat porte maintenant sur l'ampleur de cet impact », explique Tony Pho, de la Standard Chartered. Les experts rappellent que le pays est extrêmement dépendant de ses exportations de produits électroniques vers les Etats-Unis, l'Europe et la Chine, et vit traditionnellement mal les ralentissements de consommation en Occident. S'ils sont peu connus en Europe, les grands groupes du pays fabriquent pour des marques étrangères, dans des usines basées en Chine, 80 % des ordinateurs portables de la planète et près de 40 % des moniteurs à écran plat.
Ne niant pas cette réalité, le gouvernement a indiqué hier qu'il tablait sur une croissance limitée à 4,3 % en 2008. Si la hausse du PIB pourrait, selon ces prévisions, se maintenir à 5,1 % au premier trimestre, elle pourrait n'atteindre que 3,8 % sur les quatre derniers mois de l'année.
Le gouvernement guette par ailleurs l'évolution du prix du pétrole, qui pèse fortement sur son économie. Le pays importe, en effet, presque la totalité du brut qu'il consomme.
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l'Humanité - Sports, vendredi, 22 février 2008, p. 17
Le Figaro, no. 19770 - Le Figaro, vendredi, 22 février 2008, p. 6
L'Express, no. 2955 - News;IndiscretsEpoque, jeudi, 21 février 2008, p. 26
Le Figaro, no. 19770 - Le Figaro et vous, vendredi, 22 février 2008, p. 44
L'Express, no. 2955 - News;Monde, jeudi, 21 février 2008, p. 67En décidant de mettre fin à son contrat de conseiller artistique pour la cérémonie d'ouverture et de clôture des Jeux, le cinéaste américain Steven Spielberg a voulu accuser la Chine de ne pas assez faire pression sur le Soudan. Le rejoignent plusieurs Prix Nobel de la paix, signataires d'une lettre adressée au président chinois, Hu Jintao, au sujet du Darfour. Quelques jours auparavant, le prince Charles annonçait qu'il n'assisterait pas aux cérémonies d'ouverture au nom de la cause du Tibet. A supposer que toutes ces pressions soient de nature à faire reculer Pékin au Darfour ou au Tibet, la question des droits de l'homme et des libertés fondamentales resterait entière en Chine.
L'arme du boycott apporte moins de réponses qu'elle n'ouvre de questions.
Le Figaro, no. 19768 - Le Figaro Économie, mercredi, 20 février 2008, p. 20
Le Figaro, no. 19768 - Le Figaro Économie, mercredi, 20 février 2008, p. 20
Rue89 - Chinatown, 14 février 2008
Le Figaro, no. 19767 - Le Figaro, mardi, 19 février 2008, p. 6
20minutes - Diaporama, 14 février 2008
L'Express - Diaporama, 22 août 2007







