Affichage des articles dont le libellé est Banque mondiale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Banque mondiale. Afficher tous les articles

mardi 27 septembre 2011

Divergences entre Etats-Unis et Chine sur les ressources du FMI

Le Temps - Economie, lundi 26 septembre 2011

Les Etats-Unis et la Chine ont des vues diamétralement opposées sur la taille des ressources du Fonds monétaire international (FMI). Washington les trouve suffisantes tandis que Pékin s'inquiète qu'elles puissent être trop faibles face à la crise en zone euro. «Au fur et à mesure que la crise de la dette publique européenne se développe, la demande de financement du FMI de ses membres a augmenté de manière spectaculaire», a affirmé le gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, dans un discours devant l'assemblée des Etats membres. «Ses ressources financières disponibles pourraient ne pas être adéquates pour faire face aux besoins potentiels des pays frappés par la crise», a-t-il estimé. Les Etats-Unis sont sur une ligne opposée. «Le FMI a des ressources adéquates», disait mercredi une responsable du Département du Trésor sous le couvert de l'anonymat, rappelant l'accord entériné en novembre 2010 pour doubler les contributions permanentes des Etats membres, les quotes-parts. Mais avant qu'il n'entre en oeuvre, un nombre suffisant de parlements nationaux doit le ratifier. Ils sont une quarantaine à l'avoir fait sur les 113 nécessaires.

De son côté, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a affirmé, lors de l'assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale, que de nombreux pays n'ont pas encore pris conscience de la gravité de la crise de la dette.

PHOTO - China's Central Bank Governor Zhou Xiaochuan (L) and Vice President of Switzerland Eveline Widmer-Schlumpf attend the International Monetary and Financial Committee (IMFC) meeting during the annual IMF-World Bank meetings in Washington September 24, 2011.

© 2011 Le Temps SA. Tous droits réservés.

mercredi 19 janvier 2011

La Chine prête plus que la Banque mondiale - Gabriel Grésillon

Les Echos, no. 20851 - International, mercredi, 19 janvier 2011, p. 9

Qui est aujourd'hui le principal bailleur de fonds des pays en développement ? La Chine. A en croire le « Financial Times », celle-ci a en effet davantage prêté que la Banque mondiale au cours des deux dernières années. En mobilisant ses banques publiques, la China Development Bank et la China Export-Import Bank, la Chine a mis à disposition des pays en développement l'équivalent de 110 milliards de dollars en 2009 et 2010, contre 100,3 milliards pour la Banque mondiale entre la mi-2008 et la mi-2010. Les prêts de la Chine lui ont souvent permis de renforcer son partenariat avec des pays producteurs de matières premières - Russie, Venezuela, Brésil notamment dans le cas des hydrocarbures. Mais Pékin a également pu, par ce biais, remporter des contrats pour ses propres entreprises, proposant notamment des « packages » incluant la construction d'une infrastructure ainsi que son financement.

© 2011 Les Echos. Tous droits réservés.

jeudi 4 novembre 2010

Selon la Banque mondiale, la Chine a bien amélioré la qualité de son climat des affaires

Le Monde - Economie, vendredi, 5 novembre 2010, p. 17

A la 79e place du classement mondial, juste devant l'Italie, la Chine est le mieux classé des grands pays émergents pour la qualité de son climat des affaires ", souligne Sylvia Solf, auteur principal du rapport Doing Business 2011 que la Banque mondiale publie jeudi 4 novembre. " Au cours des dernières années, elle a pris quatorze mesures et a amélioré son droit de propriété, son droit des faillites, son registre du crédit et sa fiscalité des sociétés ", ajoute-t-elle.

Ce satisfecit étonnera les entrepreneurs occidentaux qui se plaignent de faire les frais de procédures opaques en Chine, mais l'empire du Milieu figure bien parmi les champions distingués par la Banque mondiale.

Celle-ci classe, pour la huitième année, 117 économies en fonction de la qualité de neuf paramètres de la vie des entreprises : création, permis de construire, registre de propriété, obtention de crédits, protection des investisseurs, fiscalité, procédures douanières, solidité des contrats en cas de contestation judiciaire et dépôt de bilan.

Pour la cinquième année, Singapour décroche le ruban bleu, devant Hongkong (Chine), la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. La France, qui gagne deux places par rapport à 2009, se classe 26e, derrière la Belgique, mais devant la Suisse.

En 2010, le Kazakhstan est l'économie qui a le plus modernisé son droit des affaires : le minimum de capital social pour y créer une entreprise a été abaissé à 0,70 dollar, et un seul formulaire est désormais nécessaire pour exporter, contre deux en France. Il est suivi dans son ardeur réformatrice par le Rwanda, le Pérou et le Vietnam.

Les 216 réformes de la législation réalisées au cours des douze derniers mois concernent en premier lieu les procédures des faillites, notamment en Europe orientale et en Asie centrale.

En Afrique, les efforts ont porté sur la facilitation du commerce régional. Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord se sont attelés à la modernisation de leurs douanes et de leurs infrastructures portuaires. Quant à l'Amérique du Sud, elle a adapté sa réglementation à l'utilisation de l'informatique et d'Internet dans les procédures auxquelles sont assujetties les entreprises.

Si l'on fait le bilan des cinq dernières années, les pays les plus actifs pour changer la vie des entrepreneurs sont la Géorgie, le Rwanda - où la création d'une entreprise ne prend plus que trois jours -, la Biélorussie, le Burkina Faso et le Kirghizistan.

Au terme de ce bilan, la Banque mondiale prend soin de rappeler que les améliorations sont loin d'être achevées, comme le prouve le fait qu'il est dix-huit fois plus coûteux de créer une société dans un pays subsaharien que dans un des pays riches de l'OCDE.

Deux nouveaux indicateurs

Enfin, la Banque a décidé d'enrichir son système de classement avec deux nouveaux indicateurs qui sont en cours d'élaboration. Le premier sera la mesure de l'accès à l'électricité, qui vient au deuxième rang, derrière le crédit, comme contrainte : en Allemagne, un entrepreneur est connecté au réseau en 40 jours, alors qu'en République tchèque, il devra patienter 279 jours.

Le deuxième indicateur, très demandé par l'Organisation internationale du travail (OIT), concernera la main-d'oeuvre. Le débat porte sur le délicat équilibre à trouver entre la souplesse des contrats, qui facilite l'adaptation des entreprises au marché, et la nécessaire protection des salariés (salaire minimum, durée maximale du travail et conditions de licenciement).

Alain Faujas

PHOTO - Two people chat outside a luxury hotel in a popular shopping area in Beijing on November 3, 2010. The World Bank boosted its 2010 growth forecast for China to 10 percent, but warned that global tensions over trade imbalances could cast a shadow over the rosy economic outlook.

© 2010 SA Le Monde. Tous droits réservés.

jeudi 8 juillet 2010

La Banque mondiale épingle le protectionnisme asiatique - Arnaud Rodier

Le Figaro, no. 20507 - Le Figaro Économie, jeudi, 8 juillet 2010, p. 19

Les pays de l'OCDE et d'Amérique latine sont les plus ouverts aux prises de participations étrangères. Les plus fermés sont la Chine et l'Indonésie.

Singapour ne doit pas faire illusion. C'est en Asie de l'Est et dans le Pacifique que les restrictions imposées aux prises de participations des entreprises étrangères sont les plus nombreuses dans le monde, à commencer par la Chine et l'Indonésie. À l'inverse, l'Europe de l'Est et l'Asie centrale se montrent les régions les plus ouvertes, selon le rapport « Investing Across Borders 2010 », publié hier par le groupe de la Banque mondiale.

Réalisé sur la base d'une enquête effectuée entre avril et décembre 2009, il passe au crible 87 pays sur la base de quatre critères : les prises de participations, les temps qu'il faut pour créer une entreprise quand on est étranger, l'accès au foncier et les régimes d'arbitrage commercial en cas de litige. Il laisse en revanche de côté les questions de sécurité, de stabilité économique, de compétence et d'infrastructures.

Parmi les pays les plus ouverts aux prises de participations étrangères figurent naturellement les grands pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) dont le Chili. En Amérique latine, le Guatemala et le Pérou « figurent parmi les pays les plus accueillants ». L'Afrique subsaharienne est également bien classée.

Règlements tatillons

En revanche, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord se montrent restrictifs, à l'exception de la Tunisie. L'Asie du Sud reste très fermée dans les secteurs des mines, du pétrole et du gaz.

C'est en Europe de l'Est et en Asie centrale que l'on peut monter le plus vite son entreprise : 4 jours en Géorgie, 7 en Albanie, contre 6 au Canada. La France se place dans la moyenne de l'OCDE. À l'opposé, les délais sont particulièrement longs en Amérique latine : 179 jours au Venezuela, 166 jours au Brésil. C'est beaucoup plus qu'en Asie où la Chine demande en moyenne 99 jours, le Vietnam 94 et l'Indonésie 86. Une exception toutefois, Singapour encore, où 9 jours suffisent pour ouvrir son entreprise.

Si les pays de l'OCDE et les pays d'Amérique latine permettent sans problème d'acquérir des terrains, il n'en va pas de même partout dans le monde, relève la Banque mondiale. Ainsi en Asie, exception faite de la Malaisie, de la Thaïlande et de Singapour, aucun pays n'autorise les achats par les étrangers. Et au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud, on loue son terrain, on n'en devient pas propriétaire.

La banque, qui plaide pour davantage d'ouverture, remarque que ce sont en fait les pays qui jouent la transparence et qui disposent de lois claires qui attirent les investisseurs étrangers, pas ceux qui ont des règlements compliqués et tatillons.

Le constat n'a rien d'étonnant. Mais plus surprenant sans doute, le rapport « Investing Across Border 2010 » souligne aussi que 70 % des pays sur lesquels la Banque mondiale s'est penchée sont passés à côté de belles opportunités d'investissements, non pas à cause de leurs législations, mais parce qu'ils n'ont tout simplement rien fait pour promouvoir, de manière publique ou privée, leurs marchés à l'étranger.

© 2010 Le Figaro. Tous droits réservés.

Bookmark and Share