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jeudi 14 avril 2011

12 %de la dette publique espagnole détenus par la Chine

Le Monde - 24 heures dans le monde, jeudi, 14 avril 2011, p. 2

Le plus gros bailleur de fonds de la planète possède désormais 12 % de la dette publique espagnole a annoncé, mercredi 13 avril à Pékin, le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero. Pendant la crise financière mondiale, la dette détenue par la Chine en Espagne est passée de 4 % à 12 %. Son homologue chinois, le premier ministre Wen Jiabao, a assuré M. Zapatero que son pays était prêt à acheter encore plus de sa dette à l'Espagne.

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mercredi 12 janvier 2011

Pékin a tout intérêt à racheter de la dette portugaise et espagnole

Le Monde - Economie, mercredi, 12 janvier 2011, p. 16

La Chine est devenue un acteur majeur de la crise de la dette dans la zone euro, en s'engageant à acheter des obligations espagnoles et portugaises. Lors de sa visite à Madrid, du mardi 4 au vendredi 7 janvier, le vice-premier ministre, Li Keqiang, a en effet lancé une bouée de sauvetage à l'Espagne. Le Portugal, lui, a annoncé vendredi des négociations en cours avec un mystérieux acheteur sur une émission privée d'obligations. Il serait surprenant que l'acheteur en question ne soit pas Pékin, car le refinancement de ces économies en difficulté pourrait s'avérer rentable.

Des défauts souverains dans la zone euro ne seraient pas sans douleur pour la Chine. L'Europe est son premier partenaire commercial, et un climat d'incertitude affecterait la demande pour ses produits. Peut-être est-ce même déjà le cas : les statistiques de décembre 2010 montrent une augmentation de 18 % des importations en provenance de Pékin, en glissement annuel, soit la moitié seulement du taux enregistré le trimestre précédent. Par ailleurs, l'union monétaire a ses charmes : impossible, pour ses Etats membres, de dévaluer leur monnaie pour gagner des parts de marché.

Pour la Chine, dépenser au total 11 milliards d'euros pour la dette de l'Espagne et du Portugal, comme l'ont avancé des journaux locaux, ne serait guère un sacrifice. Cela représente 0,5 % de ses réserves de change, qui ont atteint fin 2010 le montant record de 2 847 milliards de dollars (2 198 milliards d'euros), selon des chiffres publiés mardi 11 janvier par la Banque populaire de Chine. Quant au Portugal, le coût des credit default swaps (CDS, contrats de protection financière) ayant doublé par rapport à août 2010, une forte décote semble assurée.

Pékin peut aussi espérer quelques concessions d'ordre politique. Le Portugal apporte avec lui des liens étroits avec l'Angola, un pays riche en pétrole, et l'Espagne avec l'Amérique latine. A plus court terme, la Chine demande à l'Union européenne de lui accorder le statut très convoité d'" économie de marché ", qui la mettrait à l'abri de droits de douane prohibitifs destinés à lutter contre le dumping. Pékin souhaiterait aussi la fin de l'embargo sur les armes, que l'Europe avait presque levé avant que les Etats-Unis n'interviennent il y a cinq ans.

En achetant la dette de la zone euro, la Chine continuerait de faire ce qu'elle fait peut-être déjà, mais plus ouvertement. Elle n'a pas pour habitude de donner des informations sur ses avoirs. A lui seul, son soutien ne résoudrait pas non plus les problèmes du Portugal et de l'Espagne. Mais le battage médiatique que cela engendrerait est bon à prendre. Les dirigeants de ce pays tributaire des échanges commerciaux ont bien compris que ce qui renforce l'euro ne manquera pas d'améliorer les exportations chinoises vers une Europe aux abois.

John Foley

(Traduction de Ngoc-dung Phan)

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mercredi 5 janvier 2011

Madrid mise sur Pékin pour racheter sa dette - Mathieu de Taillac

Le Figaro, no. 20660 - Le Figaro Économie, mercredi, 5 janvier 2011, p. 18

Le vice-premier ministre chinois, Li Keqiang, a entamé hier une visite de trois jours en Espagne, pour manifester son soutien financier au pays. La Chine est déjà le plus important détenteur étranger de dette espagnole.

« Bienvenido Mr Li! » En parodiant le titre du grand classique du cinéaste Luis Berlanga (Bienvenue Mr Marshall, 1953), le journal économique Expansion illustrait, hier, les espoirs de l'Espagne. Ce n'est plus de Washington ni même de Bruxelles que Madrid attend son salut, mais d'un vice-premier ministre chinois, Li Keqiang, qui entamait hier une visite de trois jours en Espagne.

La veille de son arrivée, Li publiait une longue tribune dans le quotidien El Pais, dans laquelle il s'engageait à continuer d'acquérir la dette publique espagnole. Une excellente nouvelle pour Madrid, qui paie chaque mois des taux d'intérêt plus élevés pour se financer. En décembre 2010, les obligations à 10 ans ont trouvé preneur à 5,49 % et celles à 15 ans à 5,97 %. Des taux inédits depuis l'an 2000.

La Chine tire un double avantage de son investissement. D'une part, elle place ses excédents commerciaux à un taux rémunérateur, sans prendre de risques excessifs. L'Espagne et ses 4,1 millions de chômeurs sont certes très durement touchés par la crise, mais la dette publique plafonne à 57,7 % du PIB. D'autre part, Pékin, critiqué pour sa politique monétaire, fait valoir sa capacité à stabiliser l'économie européenne. Après avoir soutenu les dettes de la Grèce et du Portugal, les Chinois se montrent disposés à aider l'Espagne.

Reste à savoir quel sera l'impact de ces achats sur les marchés, alors que le Trésor espagnol doit émettre cette année 192 milliards d'euros. La Chine détient actuellement 43 milliards de dette espagnole, soit 10 % des titres en circulation, contre seulement 5 milliards il y a deux ans. On ignore tout des quantités de dette que la Chine serait prête à racheter : Li se montre très discret sur le sujet.

Importants contrats

Après ses conversations prévues hier avec la ministre de l'Économie, Elena Salgado, il doit rencontrer aujourd'hui le président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, ainsi que le roi Juan Carlos; des entretiens où la presse n'est pas conviée.

Stratégique financièrement, la visite de Li sera également l'occasion de signer d'importants contrats. L'énergie, les transports, le tourisme ou encore l'industrie agroalimentaire sont les secteurs qui intéressent le plus Pékin. « Plusieurs milliards d'euros » sont en jeu, selon l'ambassade chinoise.

Quel sera le prix de la générosité chinoise? Le gouvernement espagnol croit savoir que la Chine recherche un allié en Europe. « Ce rapprochement économique est un geste positif. Mais il ne doit pas se faire aux détriments des droits de l'homme ou de l'environnement », estime Richard Youngs, directeur exécutif du cercle de réflexion FIDE. Il est vrai que la passion soudaine de Pékin pour Madrid a de quoi surprendre.

Pour le moment, la relation entre les deux pays est ténue : l'Espagne ne représente que 1 % des investissements directs à l'étranger de la Chine. Un dernier risque existe dans ce rapprochement. « Il ne suffit pas de vendre des jambons à la Chine pour sortir de la crise. Les réformes en cours doivent être poursuivies pour construire un nouveau modèle économique », avertit Richard Youngs. « Mr Li » est le bienvenu, mais il ne résoudra pas à lui seul les problèmes structurels de l'économie espagnole.

© 2011 Le Figaro. Tous droits réservés.

mardi 11 mai 2010

Pékin salue, les médias chinois fustigent

Le Temps - Temps fort, mardi, 11 mai 2010

Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a salué lundi le plan de secours européen lors d'un entretien téléphonique avec son homologue espagnol José Luis Zapatero dont le pays préside l'UE. «La Chine soutient avec fermeté ces mesures», a-t-il expliqué. La Chine a renoué avec une forte croissance depuis le début de l'année, mais celle-ci repose en grande partie sur sa capacité d'exportation et une reprise économique mondiale.

La crise budgétaire des Etats européens est perçue en Chine comme la démonstration d'un modèle à bout de souffle. Dans un récent éditorial, le Global Times, déplorait le défaut d'esprit d'entreprise des Européens et fustigeait un système social intenable s'appuyant sur l'endettement des générations futures. A propos de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal et de l'Italie, le quotidien écrit que «même sous le poids d'une grosse dette publique, leurs réformes sont lentes et inefficaces».

PHOTO - Chinese Prime minister Wen Jiabao (R) welcomes his Spanish counterpart Jose Luis Zapatero (L) at the Asia-Europe Meeting (ASEM) in the Great Hall of the People in Beijing on October 24, 2008. The Asia Europe Meeting (ASEM), a summit of 43 nations held every two years, is meeting in the Chinese capital offering the first opportunity for Asian countries to discuss the ongoing financial crisis as a group.

© 2010 Le Temps SA. Tous droits réservés.

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lundi 2 février 2009

DERNIÈRE IMAGE DE - Wen Jiabao en Espagne

Après la visite du premier ministre chinois en Allemagne, Wen Jiabao poursuit sa tournée européenne en Espagne avant de rencontrer son homologue anglais, Gordon Brown. À cette occasion, il a rencontré le premier ministre Jose Luis Zapatero et le roi Juan Carlos. À noter que la dernière visite en Espagne du premier ministre chinois remonte à cinq ans. La cérémonie d'accueil s'est tenue à Madrid, au Palais Moncloa, le 30 janvier 2009.
La tournée européenne entamée mardi par le premier ministre chinois, Wen Jiabao, qui le mènera au siège de l'UE à Bruxelles et dans quatre pays du continent, Suisse, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni, devrait permettre une réconciliation entre l'Europe et Pékin, sans toutefois dissiper tous les nuages. Car si le chef du gouvernement chinois doit s'entretenir avec ses homologues européens, au cours de ses différentes escales, il ne se rendra pas en France / Reuter et AFP