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mardi 9 mars 2010

SPORT - En Chine la mère-patrie doit passer avant les parents

Libération, no. 8964 - Sports, mardi, 9 mars 2010, p. 19

La jeune prodige Zhou Yang (18 ans) a remporté à Vancouver la médaille d'or de patinage de vitesse sur 1500 mètres - après avoir signé un nouveau record olympique- et sur le relais 3000 m. Sitôt médaillée, elle a remercié ses parents et s'est réjouie de voir leur indigence se résorber grâce à ses succès. Et pourtant, la patineuse couronnée a dû essuyer les foudres du vice-ministre aux Sports. Motif: sa première pensée émue de médaillée est allée à ses géniteurs, et non à... la mère-patrie, a pesté Yu Zaiqing. Sinon, les parents se sont quand même vus offrir un appartement plutôt cossu par la municipalité de Changchun ...

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lundi 22 février 2010

Corée du Sud-Chine, le duel sur glace

La Croix, no. 38595 - Lundi, 22 février 2010, p. 27

Les épreuves olympiques de short-track se résument à un match entre les deux pays d'Asie, qui ont déjà remporté sept des douze médailles distribuées dans cette discipline à Vancouver.

C'était prévu, cela se confirme. Les compétitions de short-track, le patinage de vitesse sur piste courte, tournent au championnat d'Asie organisé sur le terrain neutre de la patinoire du Pacific Coliseum. Ou, plutôt, à un match Corée du Sud-Chine, dont les autres nations sont les spectatrices, en essayant de s'accrocher à la marche suivante du podium sans déraper dans les virages serrés.

Les premiers titres étaient revenus au Sud-Coréen Lee Jung-su (1 500 m) et à la Chinoise Wang Meng (500 m). Les lauriers suivants, samedi soir, sont encore tombés dans l'escarcelle de Lee Jung-su sur 1 000 m et d'une autre Chinoise, Zhou Yang, sur 1 500 m. En tout, sept des 12 breloques déjà distribuées à Vancouver dans la discipline ont échu à l'un des deux pays.

Depuis son arrivée au programme olympique, à Albertville en 1992, ce sport a d'ailleurs permis à la Corée du Sud de remporter ses 17 médailles d'or aux Jeux d'hiver et 29 de ses 31 récompenses en tout. Quant à la Chine, elle a aussi commencé par se faire un palmarès hivernal en short-track à partir de 2002, avant d'élargir un peu son spectre avec le ski acrobatique et le patinage artistique.

Pendant ce temps, les anciennes puissances dominantes, États-Unis et Canada, se contentent de miettes. Samedi, l'Américain Apolo Anton Ohno a tout de même remporté sa septième médaille olympique en trois participations aux Jeux en terminant troisième du 1 000 m. Mais les supporteurs canadiens n'ont pas réussi à pousser les frères Charles et François Hamelin sur leurs patins.

La razzia sino-sud-coréenne n'est probablement pas terminée. Il reste encore à disputer la finale du relais dames, mercredi, le 1 000 m dames, le 500 m et le relais messieurs, vendredi, en clôture. Record à battre pour les patineurs de la Corée du Sud : leurs dix médailles, dont six en or, conquises à Turin en 2006.

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SPORT - Quand la Chine saute pour attraper des médailles

La Croix, no. 38595 - Lundi, 22 février 2010, p. 26

La République populaire a trouvé dans l'épreuve de saut en ski acrobatique un des plus sûrs moyens de briller sur la neige.

Sur ses skis, Li Nina a écrit au feutre noir « Too fast to live » (« Trop rapide pour vivre ») sur l'un et « Too young to die » (« Trop jeune pour mourir ») sur l'autre. « Cela vient de l'un de mes chanteurs préférés, un Coréen, G-Dragon », précise-t-elle. À 27 ans, la jeune femme a surtout l'âge de devenir la première Chinoise à devenir championne olympique aux Jeux d'hiver sur de la neige chez les femmes, une semaine après le titre du couple Shen Xue-Zhao Hongbo, en patinage artistique, une autre première pour la République populaire.

Chaussures roses et casque noir, avec un discret drapeau rouge sur le col de sa combinaison, cette sportive au gabarit de poche (1 m 60 pour 50 kg) excelle dans la discipline du saut en ski acrobatique. Déjà deuxième il y a quatre ans à Turin, triple championne du monde (en 2005, 2007 et 2009) et actuellement en tête de la Coupe du monde, elle a peu de rivales dans l'art d'exécuter des figures aériennes sous l'oeil de juges après avoir pris son envol depuis un tremplin.

Si Li Nina devait défaillir en finale, mercredi, trois autres de ses compatriotes figurent parmi les douze finalistes pour la suppléer : Guo Xinxin, Cheng Shuang et Xu Mengtao (1). Chaque membre de ce quatuor peut espérer imiter Han Xiaopeng, qui a été, de son côté, le premier Chinois sacré aux JO hivernaux chez les messieurs, en 2006, toujours dans la même spécialité. Le tenant du titre doit encore entrer en lice aujourd'hui à Cypress Mountain pour le tour de qualification, flanqué de deux coéquipiers, Jia Zongyang et Qi Guangpu. Tous des candidats à la victoire.

Avec le saut, la Chine a trouvé le plus court chemin vers les podiums enneigés, sans avoir à cultiver une longue tradition alpine. Sans que cela ne nécessite, non plus, de former de bons skieurs. D'ailleurs, certains sauteurs sont équipés de planches sans carres, avec lesquelles il est juste possible d'aller tout droit. « Il faut tout de même être capable d'arriver au tremplin à 60 km/h, avec un bon équilibre, et de maîtriser la réception », modère Edgar Grospiron, champion olympique en 1992 d'une autre épreuve de ski acrobatique, les bosses, présent sur le site en tant que consultant de France Télévisions et directeur du comité de candidature d'Annecy aux Jeux de 2018 (lire p. 28).

Mais l'essentiel du succès se joue ailleurs, en l'air. De ce côté-là, les dirigeants sportifs chinois ont puisé dans leur immense réservoir de gymnastes et d'adeptes du trampoline ou du tumbling. Pas besoin de leur enseigner les bases de l'acrobatie. Ils ont aussi recruté en 2004 un homme de l'art venu du Canada, Dustin Wilson. « La Chine cible ses efforts sur les sports où elle peut gagner et elle oublie ceux où il faut beaucoup d'argent et où elle ne gagne pas », résume ce dernier.

D'autres pays qui ne brillent guère dans le ski traditionnel ont appliqué la même formule. Sur les 12 finalistes, outre quatre Chinoises et trois Américaines, il y aura aussi trois Australiennes et deux représentantes de la Biélorussie, dont Alia Tsuper, qui a dominé les qualifications devant Li Nina. Cet État est d'ailleurs aussi en course pour une médaille d'or masculine avec Anton Kushnir, grand favori de la compétition. La France, elle, n'avait pas le moindre concurrent engagé. Ni chez les dames, ni chez les messieurs.

Le saut acrobatique tricolore a pourtant connu son heure de gloire, avec Didier Méda, 3e en épreuve de démonstration à Albertville en 1992, et Sébastien Foucras, médaillé d'argent aux Jeux de Nagano en 1998. « C'est vraiment dommage, mais c'est terminé, constate Rémi Sella, le directeur sportif du ski acrobatique à la Fédération française de ski. Il y a eu une cassure après Nagano en 1998. Il n'y a plus de relève, plus de structure d'entraînement, plus de compétition et les cadres techniques n'ont pas été remplacés à leur départ à la retraite. »

Alors que la nouvelle génération est davantage attirée par des épreuves encore plus « fun » et moins strictes, comme le « big air », il n'est pas certain non plus que la spécialité fasse long feu au programme olympique. « Le saut sera encore là à Sotchi en 2014, mais cela va devenir moins intéressant pour le Comité international olympique s'il n'y a pas plus de nations au plus haut niveau », poursuit le responsable français. Cela laisse encore le temps à Li Nina et à ses émules d'attraper des médailles la tête en bas.

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jeudi 18 février 2010

La Chinoise Wang Meng conserve son titre olympique de short-track

Le Monde - Sports, vendredi, 19 février 2010, p. 25

Grande favorite du short-track féminin, la Chinoise Wang Meng, championne olympique à Turin en 2006, s'est imposée sans difficulté, mercredi 17 février, au Pacific Coliseum de Vancouver, en finale du 500 mètres, son épreuve fétiche, sans toutefois battre son record du monde. Elle devance de 7/10 de seconde (une éternité dans cette discipline) sa première poursuivante, la Canadienne Marianne St-Gelais. L'Italienne Arianna Fontana complète le podium. " Bien sur, j'ai ressenti la pression, a déclaré Wang Meng, à l'issue de sa course. Mais quand vous savez que 1,3 milliard de personnes vous regardent, vous transformez cette pression en motivation. " La Chine décroche à cette occasion sa deuxième médaille d'or et occupe la huitième place provisoire au classement du nombre total de médailles.- (AFP.)

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VANCOUVER - Les Chinois Shen et Zhao se parent d'or

Le Monde - Sports, mercredi, 17 février 2010, p. 22

Après trois vaines tentatives, le couple Chinois Shen Xue et Zhao Hongbo est devenu, lundi 15 février, champion olympique de patinage artistique. Une première dans cette discipline pour la Chine qui place également Pang Qing et Tong Jian sur la deuxième marche du podium, devant les Allemands Aliona Savchenko et Robin Szolkowy. Shen (31 ans) et Zhao (36 ans), époux à la ville, avaient obtenu deux fois le bronze aux Jeux de Salt Lake City (2002) et de Turin (2006), après avoir décroché la 5e place à Nagano (1998). Triples champions du monde (2002, 2003 et 2007), ils avaient décidé de raccrocher les patins et de se marier. Depuis leur retour en 2009, ils ont gagné toutes les compétitions auxquelles ils ont participé. Shen Xue et Zhao Hongbo font également partie de la tournée « Stars on Ice » aux Etats-Unis et au Canada.

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lundi 15 février 2010

JO 2010 - Vancouver à l'heure chinoise - Bruno Lesprit

Le Monde - Page Trois, lundi, 15 février 2010, p. 3

Avoir triomphé outrageusement à Pékin, à l'été 2008, avec la bagatelle de 51 médailles d'or, ne leur suffit pas. Les Chinois comptent bien profiter de la plus importante délégation (91 athlètes, le double en comptant les entraîneurs et les médecins) jamais envoyée à des Jeux d'hiver pour marquer les esprits, à Vancouver, et se lancer à la conquête de disciplines où leur palmarès est encore embryonnaire. La ville leur sourit déjà, puisque le 10 février, ils ont eu le bonheur d'apprendre que la ville de Nankin avait été élue pour accueillir, en 2014, les seconds Jeux olympiques d'été... de la jeunesse.

Le responsable chinois des sports d'hiver, Zhao Yinggang, n'a fixé aucun objectif chiffré, mais le butin record collecté à Turin, en 2006, devra être dépassé. Soit onze médailles dont deux d'or, quatre d'argent et cinq de bronze. Il a ajouté que " les sports d'hiver, qui font partie de la stratégie olympique chinoise, doivent profiter des avantages du système public pour se développer ".

Trente ans après leur apparition hivernale à Lake Placid, aux Etats-Unis, les Chinois ne sont donc plus des nains olympiques. Pas encore un yéti, la nation émergente a déjà obtenu 33 médailles en concentrant ses efforts sur la glace. Les Chinois sont les rois, ou plutôt les reines, du patin, de vitesse ou artistique. Avec une prédilection pour le short-track (vitesse sur piste courte) qui leur a permis de monter vingt fois sur les podiums.

Dès 1992, année de l'intronisation olympique de la discipline, ils se sont distingués en remportant leur première médaille (d'argent) à Albertville. L'or attendra dix ans, à Salt Lake City (Utah). A Vancouver, c'est Wang Meng, médaille d'or sur 500 mètres à Turin, triplement victorieuse (500 m, 1 000 m et relais) aux championnats du monde 2009 à Vienne, qui pourrait s'imposer.

Viennent ensuite le traditionnel patinage de vitesse et le patinage artistique (cinq médailles chacun), puis le ski acrobatique (trois récompenses). Dans cette dernière discipline, les taquins expliquent l'aisance chinoise par la pratique ancestrale des arts martiaux. Elle a toutefois permis à Han Xiaopeng d'obtenir, à Turin, la première médaille d'or chinoise sur neige.

Pour le reste, mystère. On sait que les femmes partent favorites en curling, un sport qui était encore totalement inconnu en Chine il y a quinze ans. Quant aux hockeyeuses, elles s'apprêtent à dresser un rempart devant leur but face aux Américaines, dimanche 14 février, jour du Nouvel An chinois. Elles avaient obtenu une surprenante quatrième place, à Nagano, au Japon, en 1998. Hélas !, la légendaire gardienne Guo Hong, alias la " Grande Muraille de Chine ", n'est plus là pour défendre la cage de l'empire du Milieu.

Ambitieuse, la délégation chinoise est pourtant toute de modestie et de discrétion. Les conférences de presse de sportifs sont rarissimes, sinon assorties d'une solide langue de bambou. Leur attaché de presse est le seul des grandes nations, avec son homologue russe, à ne pas avoir communiqué ses coordonnées téléphoniques, signe que les temps n'ont pas tellement changé. Le comité d'organisation lui-même participe à l'opacité en refusant de communiquer le nombre de journalistes chinois couvrant les Jeux : " C'est confidentiel. "

Finalement, jeudi 11 février, à la veille de la cérémonie d'ouverture, est parvenue la brochure de présentation de la délégation chinoise. Cette déclinaison austère de photos d'identité, de mensurations et de performances valorise les vingt-neuf officiels du Comité olympique chinois dont la taille des photos est parfois le double de celle des sportifs. Celle du président, Liu Peng, est même reproduite deux fois. Les contacts fournis sont ceux de l'ambassade chinoise au Canada et des consulats à Vancouver, Toronto et Calgary.

La pression serait d'autant plus forte que ces athlètes concourront dans une métropole qui abrite la plus importante communauté chinoise du Canada. Spectaculaire, le chiffre d'un habitant sur trois qui circule via le bouche-à-oreille est pourtant faux, confondu avec la proportion d'origine asiatique. Le dernier recensement, en 2001, fait état de 18 % pour le Grand Vancouver, soit 450 000 personnes d'origine chinoise.

Cette particularité autorise déjà quelques athlètes à se départir de toute prudence et à prendre les vessies pour des lanternes de l'année du Tigre. Il en va ainsi du patineur artistique Hongbo Zhao (PHOTO), vétéran de la compétition du haut de ses 36 ans. Son âge n'arrête pas ses ambitions pour Vancouver : l'or, tout simplement. Pour se donner toutes les chances, Hongbo Zhao et sa femme, Xue Shen, ont fait appel à une chorégraphe canadienne, Lori Nichol.

Premier couple chinois champion du monde en 2002, les époux avaient fini troisièmes, l'année précédente aux mêmes championnats, organisés déjà à Vancouver. En conséquence, " les spectateurs canadiens nous connaissent bien, estime Hongbo Zhao. Peut-être en ont-ils assez de nous voir. Mais il y a beaucoup de Chinois qui vivent à Vancouver. D'une certaine manière, nous avons presque l'avantage d'évoluer à domicile. " Pour preuve, la nourriture chinoise que peut consommer Hongbo Zhao au village olympique, même si elle est, selon lui, trop " aromatisée au goût occidental ".

Les athlètes chinois ne sont guère dépaysés, surtout que bon nombre s'entraînent à Richmond, au sud de Vancouver. C'est là qu'a été construit l'anneau olympique qui accueille les épreuves de patinage de vitesse. C'est aussi dans cette commune, connue pour son temple bouddhiste, que les plus récents migrants s'installent. A Richmond, plus d'un habitant sur trois serait originaire de Chine.

Alors, les dames du patinage de vitesse se sentent aussi un peu chez elles. Jin Peiyu est formelle : " Ce n'est pas différent de la Chine. " Ce qui est assez juste lorsque l'on contemple les tours d'habitation des années 1960 jouxtant le parc Stanley. Le quartier a d'ailleurs été baptisé " Hongcouver ". A son tour, Wang Beixing dit ne pas souffrir du mal du pays : " C'est comme un retour au bercail pour nous. " Mais, dans le centre-ville, une visite à " Chinatown " - pourtant le troisième d'Amérique du Nord après ceux de New York et de San Francisco - refroidit vite les ardeurs. Ici, on peine déjà à se passionner pour les Jeux. Alors s'enthousiasmer pour les représentants d'un pays que l'on a quitté...

Sur Pender Street, derrière la majestueuse porte du Millennium Gate, réplique de celles des cimetières de Pékin, les prix des produits s'effondrent à mesure que le Canadien d'origine européenne se raréfie. Les étals regorgent de thé, ginseng, herbes médicinales, poisson séché. Les boutiques de souvenirs se partagent entre gadgets à la gloire de la feuille d'érable ou de la police montée et articles pour le Nouvel An. Officiellement, la communauté chinoise se convertirait aux sports d'hiver. On remarque pourtant peu de drapeaux canadiens, et aucun de la République populaire. Pas d'icônes de sportifs, comme celles de ces hockeyeurs omniprésents downtown. Seul le torse glabre du " dragon " Bruce Lee fait exception.

Un commerçant se déclare " emballé par les Jeux ", surtout parce qu'" ils vont attirer beaucoup de touristes ici pour le Nouvel An ". Le passage à l'année du Tigre devrait réunir 2 000 participants, 500 de moins que la cérémonie d'ouverture des Jeux. A l'opposé de ce négociant, Julia, 20 ans, originaire de Shanghaï, est incollable sur la compétition. Elle affirme que ses préférences " dépendent des disciplines : le Canada pour le hockey, la Chine pour le patinage de vitesse " et, plus original, " l'Angleterre pour le curling ". Julia travaille pour le comité d'organisation, au " service de dépannage de la presse ".

Elle attire surtout l'attention sur la star en devenir, Patrick Chan. Ce prodige de 19 ans est un patineur artistique canadien de souche hongkongaise. Médaillé d'argent aux championnats du monde junior 2007, il a été nommé l'année suivante " Asiatique de l'année dans les arts et le sport " par le magazine Asia Network. Lui patinera vraiment devant son public.

Bruno Lesprit

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