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lundi 11 janvier 2010

INTERVIEW - Rogge : « Le pouvoir de président du CIO, ça se bâtit »

Le Figaro, no. 20355 - Le Figaro, lundi, 11 janvier 2010, p. 12

PROPOS RECUEILLIS à Lausanne PAR Laurence SCHREINER

Plébiscité pour un dernier mandat, Jacques Rogge se confie à un mois des Jeux.

Jacques Rogge, président d'un CIO pris en pleine tempête politique internationale liée au contexte chinois, ne savait pas s'il briguerait un second mandat. Plébiscité en octobre pour quatre dernières années, le Flamand n'a jamais été aussi détendu. Successeur du très politique Juan Antonio Samaranch, celui qui a endossé le costume de M. Propre après le scandale de corruption de Salt Lake City semble avoir désormais les coudées franches. Et restera comme le président qui a introduit la révision du programme olympique et a osé le pari brésilien, pour les premiers Jeux sud-américains de l'histoire.

LE FIGARO. - Lors du congrès de Copenhague en octobre, le CIO ne s'est-il pas affranchi d'un certain passé ?

Jacques ROGGE. - Cela correspond à ma vision des choses. Nous devons avancer tout en poursuivant dans la voie que j'ai tracée depuis 2001 : nous battre pour les valeurs. Tolérance zéro en matière de dopage, qualité des arbitrages et, désormais, lutte contre les paris truqués. Nous avons créé notre propre société pour contrôler les paris aux Jeux. Nous ne sommes pas encore ciblés mais, tôt ou tard, nous aurons des problèmes. Côté innovation, le golf et le rugby à VII entrent au programme en 2016 et les premiers Jeux de la jeunesse auront lieu cet été à Singapour.

En désignant Rio de Janeiro hôte des Jeux 2016, le CIO ne s'est-il pas refait une vertu après les choix controversés de Pékin et Sotchi ?

(Rires.) Peut être... Mais mes collègues n'ont pas pensé de cette manière. Il y avait un désir clair au sein du CIO, dans la mesure du possible et avec comme priorité la qualité des Jeux, d'aller dans des parties du monde où nous n'avons jamais été. Les Jeux ne sont pas là pour faire plaisir à des peuples, à des nations... Ils sont là pour des athlètes qui ont une ou deux fois dans leur vie la possibilité d'y participer.

Chicago a été éliminée au premier tour, le contentieux a éclaté sur la redistribution des revenus olympiques favorable aux Américains. Les États-Unis perdent-ils de leur influence auprès du CIO ?

Il y avait des prémices en 2005 quand New York est sortie rapidement. S'est greffé le contentieux sur la redistribution des moyens financiers. On a trouvé un accord de principe pour la redéfinir après 2020, qui marquera la fin des contrats existants pour sept ou huit sponsors. Ce sont des contrats léonins, signés dans un tout autre contexte*. Mais le résultat de Chicago n'est pas l'expression d'une volonté du CIO de s'affranchir de quoi que ce soit. N'oublions pas que les États-Unis sont toujours la première nation du monde - même si leur position est menacée par la Chine - et qu'ils génèrent le plus de moyens financiers pour l'olympisme.

La préparation des Jeux de Vancouver et de Londres a été affectée par la crise mondiale. Êtes-vous inquiet ? Le CIO en a-t-il souffert ?

La crise ne va pas diminuer la qualité des Jeux. Il y a eu des adaptations temporaires qui sont tout à fait neutres. Les sources du financement privé se sont taries et les gouvernements se sont substitués au privé. Les experts disent que les États vont rentrer dans leurs fonds, en 2013-2014 pour Londres, 2011-2012 pour Vancouver. Quant au CIO, il a perdu jusqu'à 25 millions de dollars mais, aujourd'hui, nous avons plus d'argent que nous en avions avant le début de la crise. Nous avons toujours été extrêmement prudents dans nos investissements.

Comment vous sentez-vous aujourd'hui dans votre costume de président ?

Je me suis représenté parce que je savais que j'avais la confiance de mes collègues. Ce n'est pas évident, il y a toujours une usure du pouvoir et j'ai pris des décisions qui ont déplu : quand j'ai dit non à la visite des villes candidates, quand on a sorti le softball et le base-ball, quand j'ai plaidé pour un CIO austère...

Le président et l'homme Jacques Rogge ont-ils changé depuis 2001 ?

Oui, mais pas au niveau des convictions. Mon énergie, ma passion restent les mêmes. Mais la fonction est lourde, elle détruit toute possibilité de vie privée. Je ne peux plus me promener en vieux jeans et en polo pas repassé ! Je suis un homme discret, très timide. Président du CIO, je suis devenu un personnage semi-public. C'est pire que je le pensais, ça me déplaît souverainement.

M. Samaranch a été le président du gigantisme des Jeux. Quelles étaient vos relations ?

M. Samaranch est resté vingt et un ans à la présidence, je resterais au maximum douze ans. Il a eu l'intelligence de conduire le CIO où il est, dans les périodes de la fin du communisme et du début de la télévision et du sponsoring. Il a voulu un CIO plus représentatif. Mais il a fallu le traumatisme de la corruption des Jeux 2002 pour y parvenir. M. Samaranch m'a nommé à la commission d'enquête, il m'a confié un rôle important dans les réformes de 2000. J'étais convaincu qu'il fallait un CIO différent, plus ouvert et transparent, avec une gouvernance stricte au niveau financier. Ce n'était pas sexy ni révolutionnaire, mais nécessaire. Et nous avons dû prendre des mesures désagréables.

Avez-vous dû compter vos amis ?

(Sourire.) Quand on vous élit, on vous donne un accès au pouvoir, mais vous n'avez pas encore le pouvoir. Vous pouvez le bâtir si vous avez le soutien de vos collègues. Quand j'ai été élu le 16 juillet 2001, je n'avais pas en main toutes les clés. Il fallait m'adresser aux différents acteurs de ce pouvoir très diffus et très multiforme au sein du CIO. J'ai fait des erreurs, et des choses ont très bien marché. Sur la réforme du programme olympique, j'ai mis sept ans pour convaincre. Pour les Jeux de la jeunesse, il m'a fallu attendre le bon moment, quand notre structure financière était consolidée, en 2005-2006. C'est vrai que c'était un projet un peu solitaire.

Diriez-vous que votre plus grande victoire, c'est la réforme du programme, les Jeux de la jeunesse, l'élection de Rio ?

C'est encore trop tôt ! Si les Jeux sont réussis en 2016, on dira que c'est un succès, sinon on dira que nous avons été imprudents. Idem pour les Jeux de la jeunesse. Il y aura des erreurs, ce ne sera pas parfait. Souvenons-nous que quand Coubertin a créé les Jeux modernes, les quatre premières éditions ont été une catastrophe avant ceux de 1912 ! Le temps dira ce que j'ai bien fait, ce que j'ai mal fait.

Est-on préparé à devenir président du CIO ?

Le sport, avec la possibilité de se fixer un objectif, et mon métier de chirurgien m'y ont préparé. Le médecin doit avant tout écouter son patient. Il y a le dit et le non-dit. En observant le langage corporel de cette personne, il doit se faire une idée sur son véritable problème. Ça s'apprend. Et le diagnostic établi, le traitement nécessite l'acceptation du patient. Je n'ai pas fait autre chose au CIO.

* Dans les années 1980, le CIO a négocié un contrat illimité avec le comité olympique américain au terme duquel il perçoit 12,75 % des droits télévisuels générés aux États-Unis et 20 % des revenus marketing globaux, soit autant que tous les autres comités nationaux olympiques réunis. À l'époque, sponsors et chaînes de télévision américains généraient la quasi-totalité de la richesse olympique.

© 2010 Le Figaro. Tous droits réservés.

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lundi 2 novembre 2009

JO 2008 - Petits secrets entre le CIO et Pékin ? - Bruno Philip

Le Monde - Sports, samedi, 31 octobre 2009, p. 25

Le président du Comité international olympique (CIO), le Belge Jacques Rogge, aurait-il conclu avec la Chine un accord avant l'attribution des Jeux de 2008 à Pékin en échange d'un vote en sa faveur des délégués de la République populaire ? C'est ce qu'affirme, dans un livre choc, l'ancien ministre chinois des sports Yuan Weimin. « Bien que nous n'ayons jamais signé de document avec Rogge, nous avions un accord privé », écrit l'ex-ministre, qui précise que ledit accord avait été conclu à Genève en présence du maire de Pékin, Liu Qi. Peu après, le 13 juillet 2001, Pékin était choisi pour accueillir les JO 2008. Paris, Toronto et Istanbul voyaient leurs espoirs s'envoler. Trois jours plus tard, Jacques Rogge était élu président du CIO.

Toujours selon Yuan Weimin, Jacques Rogge lui raconta dans un discret appartement genevois qu'il jugeait préjudiciable à son élection le choix de Paris pour les Jeux. Cependant, en tant que responsable des comités européens, il ne pouvait se prononcer publiquement pour Pékin. Le plan faillit capoter quand l'un des délégués chinois du CIO, He Zhenliang, indiqua sa préférence pour un candidat concurrent, le Sud Coréen Kim Un-yong. Mais les autorités chinoises le ramenèrent dans le droit chemin.

Dans une interview récemment donnée à un journal de la province du Sichuan, He Zhenliang, aujourd'hui président honoraire du comité olympique chinois, s'indigne des affirmations de Yuan Weimin : « Comment peut-il savoir pour qui j'ai voté ? Le vote est anonyme et secret ! » Il s'étonne aussi que le livre dénonciateur ait pu être publié sans passer par la censure, dans la mesure où « il risque de porter atteinte à l'image du pays ». Sur le site de l'hebdomadaire cantonais Nanfang Zhoumo, les internautes se déchaînent sur l'affaire. « Quel scoop ! Serait-il vrai que l'on nous a attribué les Jeux non parce que nous les méritions mais parce qu'on avait magouillé ? », se lamente l'un d'entre eux.

© 2009 SA Le Monde. Tous droits réservés.

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vendredi 23 octobre 2009

JO 2008 - Un marché entre Jacques Rogge et les Chinois ?

l'Humanité - Sports, vendredi, 23 octobre 2009

Dans son autobiographie à paraître, dont le quotidien britannique The Times cite des extraits, Yuan Weimin, ministre des Sports de la République populaire de Chine en 2001, révèle que Jacques Rogge, alors candidat à la présidence du Comité international olympique (CIO), aurait passé un marché avec les autorités chinoises : le soutien de Rogge et de son réseau pour la candidature de Pékin à l'organisation des JO 2008 en lice face à Toronto, Paris et Istanbul , en échange du vote des trois membres chinois du CIO en faveur de l'accession du Belge à la tête du CIO. Réélu début octobre pour un troisième mandat, Jacques Rogge a démenti.

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mercredi 29 avril 2009

DOPAGE JO 2008 - Trois têtes sont tombées

l'Humanité - Sports, jeudi, 30 avril 2009, p. 15

Jeu de chamboule-tout autour des JO

L'Allemand Stefan Schumacher, l'Italien Davide Rebellin, le Bahreïnien Rashid Ramzi (PHOTO) : trois têtes sont tombées, hier, au jeu des contrôles antidopage post-JO de Pékin 2008. D'autres vont suivre car d'après le CIO, ils sont six athlètes contrôlés en Chine dont les échantillons prélevés en août dernier ont finalement « parlé », bien aidés par les récents progrès en matière de détection de l'EPO CERA, un dopant qui favorise le transport de l'oxygène dans l'organisme. L'un des tricheurs, Schumacher, est d'ailleurs un récidiviste : le cycliste allemand a déjà été suspendu jusqu'en 2011 après avoir été convaincu de dopage à la CERA sur le Tour de France 2008, soit quelques jours avant les JO. Les deux autres vont modifier la hiérarchie des podiums puisque l'Italien Davide Rebellin avait décroché la médaille d'argent de la course en ligne cycliste. Quant à Ramzi, il était champion olympique du 1 500 mètres. S'il est destitué, la médaille de bronze reviendra au Français Mehdi Baala, quatrième à Pékin.

© 2009 l'Humanité. Tous droits réservés.

VOIR AUSSI :

VIDÉO - Diagana confirme les doutes sur le dopage sportif - 7 août 2008
VIDÉO - Le nouveau dopage génétique - 7 août 2008

samedi 4 avril 2009

VIDÉO - Toutes les vidéos des Jeux Olympiques de Pékin 2008 par RFI

RFI vient de créer un compte Dailymotion où la chaîne met en ligne toutes les vidéos tournées à Pékin lors des Jeux Olympiques de Pékin 2008.

Stéphane Lagarde nous établit une liste presque exhaustive des mesures de sécurité prises par les autorités chinoises pendant la durée des Jeux.


Avec les Jeux Olympiques la capitale chinoise s'est transformée et pas seulement sur le plan architectural. La preuve...


Patience, passion et dévouement sont des valeurs toutes chinoises durant ces J.O. tant désirés à Pékin…
Revue de troupes des volontaires chinois pendant le déroulement des jeux.

Les autorités chinoises avaient pourtant annoncé des mesures sévères à l'encontre des revendeurs de billets, les jeux olympiques de Pékin n'échappent pas au marché noir.


Les grands chantiers sont arrêtés à Pékin. Afin de préserver les athlètes de la poussière et de la pollution, les ouvriers migrants ont été priés de ranger leurs outils et de regagner leur province. Que font ceux qui restent dans la capitale pendant les JO ? Ils jouent de la flûte...


La Chine veut offrir au monde des jeux exemplaires et donner ainsi la meilleure image d’elle-même. A une semaine de la clôture, le public a déjà pu se faire une idée. Pour de nombreux spectateurs venus assister aux épreuves, l’organisation est parfaite, peut-être même un peu trop…


JO 2008 : Touche pas à mon Hutong


Liu Xiang : La fin du héros


Dans trois jours, les JO se terminent à Pékin. Certains athlètes repartiront avec une médaille à la maison, d’autres simplement avec leurs souvenirs et quelques illusions…


La fête du sport c’est jusqu’à samedi soir à Pékin. Il reste encore quelques épreuves aux athlètes pour ramener une médaille à la maison. La Chine est d’ailleurs très loin devant sur le tableau des résultats. Cette excellence sportive pendant les jeux se traduit-elle dans la pratique courante des habitants de Pékin ?


JO 2008 : Bye Bye Beijing
Les Jeux Olympiques c’est terminé, vivent les paralympiques ! Les athlètes font leurs dernières emplettes et dressent le bilan de LEURS JO !

vendredi 27 mars 2009

JO - La torche olympique ne fera plus le tour du monde

Le Monde - Sports, samedi, 28 mars 2009, p. 25

Le comité international olympique (CIO) a annoncé jeudi 26 mars la suppression des relais internationaux de la torche olympique qui se dérouleront désormais seulement à l'intérieur du pays organisateur. En 2008, avant les Jeux de Pékin, le relais de la torche olympique avait donné lieu à de nombreuses manifestations, notamment à Paris, pour protester contre la politique menée par la Chine au Tibet.

© 2009 SA Le Monde. Tous droits réservés.

mercredi 18 février 2009

IMAGES - Les lauréats du World Press Photo 2008 - JO

Reportage «Sport en action»

Vincent Laforet, Etats-Unis
Pendant les Jeux olympiques de Pékin, 23 août 2008.

Crédit : V. LAFORET / NEWSWEEK

D'autres photos du World Press Photo 2008

dimanche 11 janvier 2009

DERNIÈRE IMAGE DE CHINE - Michael Phelps

10 janvier 2009

Le huit fois médaillé d'or aux Jeux Olympiques de Pékin, Michael Phelps est retourné en Chine pour la promotion de l'automobile Mazda. Sur cette image, on le voit à l'aéroport de la capitale chinoise auprès de ses fans venus l'accueillir en grand nombre / Getty images

lundi 20 octobre 2008

Les Jeux olympiques, et après ?

Le Soir - SPORTS, samedi, 18 octobre 2008, p. 26
PHILIPPE VANDE WEYER

Mardi soir, un peu plus de huit semaines après la fin des JO de Pékin, le Comité olympique et interfédéral belge (COIB) célébrera la fin de la XXIXe olympiade lors d'un petit raout auquel ont été conviés, parmi d'autres, les 96 athlètes belges présents cet été en Chine. Mais tous, assurément, ne seront pas là. Certains, pour des raisons de manque de disponibilité. D'autres, parce que ces retrouvailles arrivent trop tôt après un sommet sportif qu'ils n'ont pas encore tout à fait digéré.

Le phénomène n'est pas neuf. Des années passées à préparer un événement majeur, à souffrir, souvent seul, mentalement, physiquement et émotionnellement, cela laisse forcément des traces une fois qu'il a eu lieu. Et en sport comme ailleurs, la possibilité de ne pas « passer outre » existe. Quel que soit le résultat obtenu, qui plus est.

« Après un investissement aussi énorme et parce que le projet sportif se dégonfle comme une baudruche, le risque de "blues" est réel, confirme ainsi Philippe Godin, professeur de psychologie du sport à l'UCL. On peut tout à fait assimiler cela à la dépression post-partum dont souffrent certaines femmes après un accouchement. Pour ceux qui ont échoué, il y a la question du " Tout ça pour ça ?" ; pour ceux qui ont réussi, il peut y avoir le "Et quoi maintenant ? ". »

Ces symptômes peuvent survenir d'autant plus facilement qu'une fois la compétition terminée, en raison de son désinvestissement - même temporaire - l'athlète subit une chute de production hormonale. Celle-ci peut déboucher sur des sautes d'humeur, des troubles du sommeil et de l'alimentation, voire des problèmes relationnels.

« L'excitation est passée. Tout devient plat, poursuit Godin. Et souvent, dans ces cas-là, l'environnement humain autour du sportif se retrouve démuni. Pour autant qu'il en ait un, car certains le délaissent complètement. D'où la nécessité de se faire aider professionnellement. Il y a une sorte de deuil qui doit se faire. »

Négliger cela peut parfois déboucher sur de véritables catastrophes. Ainsi, le coureur cycliste britannique Bradley Wiggins, triple médaillé sur piste aux Jeux d'Athènes, a sombré pendant six mois dans l'alcoolisme une fois rentré au pays... avant de se reprendre et de remporter deux autres médailles aux Jeux de Pékin. Wil van Bladel, le coach néerlandais d'Evi Van Acker, lui-même sélectionné en voile aux Jeux de Los Angeles et Séoul, évoque le suicide de l'un de ses équipiers de l'époque après une prestation décevante. « Nous n'étions pas du tout encadrés comme on l'est maintenant », regrette-t-il.

Retraitée des tatamis depuis 2002, Ulla Werbrouck, qui a pris part à trois Jeux olympiques, en y réussissant trois résultats fondamentalement différents - une blessure en 1992, une médaille d'or en 1996, une 5e place en 2000 - convient de la particularité des JO, « dont j'ai toujours eu plus de mal à me remettre que des championnats d'Europe ou du monde », en raison du miroir grossissant dont ils font l'objet et de l'investissement plus grand qu'ils nécessitent.

« Le break que j'ai dû faire après les Jeux a chaque fois été important, explique-t-elle. Sans cela, j'aurais sans doute craqué. »

Et la reprise des entraînements a toujours constitué pour la judokate un supplice, surtout en 1996, trois mois après son triomphe d'Atlanta, au terme d'une période où elle avait fort logiquement plus couru les réceptions que fréquenté les salles d'entraînement.

« S'il y a un moment, durant ma carrière, où j'ai failli arrêter prématurément, c'est là, dit-elle aujourd'hui. Je repartais quasiment de zéro mais comme j'étais championne olympique, je ne pouvais pas utiliser ça comme excuse. Tout le monde m'attendait au tournant, je n'avais pas droit au moindre faux pas. Je l'ai assez mal vécu les premières semaines. Je suis brutalement retombée sur terre. Heureusement, j'ai remis les choses au point aux championnats d'Europe 1997 (à Ostende) en décrochant l'or. »

Au COIB, la question de l'encadrement et du soutien immédiats est, selon Eddy De Smedt, le directeur sportif, prise très au sérieux en période de Jeux pour les athlètes qui en ont besoin. Car la dépression post-olympique ne se produit pas nécessairement au retour au pays ; elle peut frapper tout de suite, après un résultat décevant.

« Lorsque nous sentons une vraie détresse après un échec, nous actionnons plusieurs outils, dit-il. D'abord, nous essayons de ne jamais laisser l'athlète seul. Nous l'emmenons voir les compétitions des autres membres de l'équipe belge. Nous lui parlons beaucoup aussi, mais sans chercher à aller tout de suite au coeur du problème ; nous ne sommes pas des psychologues. »

Leur aide, selon lui, doit être sollicitée en aval si l'athlète ne parvient pas à récupérer mentalement après une période de repos plus ou moins longue. « Certains prennent trop sur eux, explique encore De Smedt. Ils s'en veulent d'avoir déçu leurs proches. Or, si une analyse en profondeur est nécessaire pour établir les fautes qui ont été commises ou non, il faut avant tout veiller à déculpabiliser. »

Déterminer rapidement de nouveaux objectifs, s'accrocher directement à quelque chose de concret doit aussi aider un athlète à se relancer et à contrer les inévitables coups de « blues ».

« C'est toujours difficile, admet De Smedt, surtout pour les sportifs de "vraies" disciplines olympiques dont l'échéance majeure n'arrive qu'une fois tous les quatre ans. Evoquer les prochains Jeux n'a donc pas de sens. Il faut miser sur le court terme, ce qui est relativement facile car il y a de plus en plus de championnats du monde ou de championnats d'Europe. Avant d'arriver au rêve, il faut des étapes plus réalistes... »

© Rossel & Cie S.A. - LE SOIR Bruxelles, 2008

jeudi 25 septembre 2008

VIDÉO - Mises aux enchères du mobilier des J.O



A Pékin, les ventes aux enchères prennent le relais des Jeux olympiques. 20 millions d'objets qui ont servi pendant les Jeux sont à vendre. Meubles du village olympique ou voitures officielles, tout
doit disparaître.

jeudi 18 septembre 2008

VIDÉO EN INTÉGRALITÉ !!! - Cérémonie de clôture des Paralympiques









Extinction des feux après la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques à Pékin

La période olympique, ouverte le 8 août, s'est achevée hier à Pékin avec la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques. D'innombrables feuilles d'automne sont tombées du ciel, des papillons géants ont envahi le Nid d'oiseau plein jusqu'aux cintres (91 000 personnes), des danseuses ont formé une enveloppe contenant «une lettre au futur», puis la flamme olympique s'est éteinte avant que ne pétarade un gigantesque feu d'artifice. Les symboles olympiques ont été remis aux représentants de Londres. Les responsables avaient placé la barrede l'organisation très haut. La Chine avait promis «deux Jeux d'égale splendeur», elle a tenu parole. «Les meilleurs Paralympiques jamais organisés», a tranché le président du Comité international paralympique, Philip Craven.

© 2008 SA Libération. Tous droits réservés.



Jeux paralympiques, jeux complexes

HANDISPORT. Le nombre élevé de catégories limite la lisibilité de ces joutes boudées du public.

Isabelle Musy

En 11 jours de Jeux paralympiques 2008, le Nid d'oiseau de Pékin aura été le théâtre de 19 finales du 100 mètres messieurs. Pour autant de champions olympiques sacrés dans l'épreuve reine de l'athlétisme. Ce chiffre parle de lui-même et dit toute la complexité de ces joutes handisport planétaires qui peinent à éveiller l'intérêt du public et des médias. Les journalistes, présents actuellement dans la capitale chinoise pour couvrir l'événement, sont dix fois moins nombreux qu'ils ne l'étaient pour les JO classiques.

Outre le rapport, loin d'être évident, qu'entretient le monde des valides avec celui des handicapés, c'est aussi le manque de lisibilité des compétitions qui explique ce peu d'engouement.

La pléthore de catégories par épreuve est le résultat d'un désir d'équité. Ainsi, dans chacun des sports, un système de classification est appliqué en fonction de l'importance du handicap et de son incidence sur la pratique de la discipline. A l'image des catégories par poids en boxe chez les valides, ce système garantit que les athlètes concourant dans une même catégorie ont des aptitudes identiques, même s'ils ont un handicap différent.

Les catégories sont désignées par une lettre et un chiffre dans chaque discipline. Plus le chiffre est bas, plus le handicap est lourd.

Ainsi, en athlétisme, pour les sportifs non-voyants, on distingue les catégories T11 (aucune perception de la lumière), T12 (l'athlète peut reconnaître la forme d'une main), et T13 (son champ visuel est plus large que dans les deux catégories précédentes). Les malvoyants sont autorisés à courir à côté d'un guide et les nageurs souffrant de cécité totale ou partielle peuvent être assistés par une personne qui les touche avec une perche à bout rembourré au moment du virage et qui les avertit quand ils arrivent au mur final.

Les classifications 11, 12 et 13 concernent les malvoyants et les non-voyants. Les catégories 33 à 38 sont attribuées aux athlètes atteints de paralysie cérébrale. Les catégories 42 à 46 désignent ceux qui sont amputés ou handicapés moteurs. Et, enfin, les catégories 51 à 54 sont attribuées à ceux qui sont atteints à la moelle épinière.

Les personnes sourdes ou malentendantes ne participent pas aux Jeux paralympiques. Ils ont leurs propres joutes, les «deaflympics».

Les handicapés mentaux n'y ont pas droit non plus. Ils ont été exclus des compétitions après Sydney 2000, à la suite du scandale créé par l'équipe espagnole de basket-ball, catégorie handicapés mentaux, qui s'était vu retirer sa médaille d'or parce que 10 de ses 12 joueurs n'étaient affectés d'aucun handicap.

La notion de joutes handisports remonte à 1952. Date à laquelle furent organisées des compétitions en chaise roulante pour les vétérans de la 2e Guerre Mondiale. Mais les vrais Jeux paralympiques sont nés à Rome en 1960. Il y avait alors 400 participants représentants 23 nations.

A Pékin, cette année, ils sont 4200 athlètes, issus de 148 pays, à s'affronter dans 471 épreuves réparties sur 20 sport. Dans chaque sport, on retrouve les mêmes disciplines qu'aux JO classiques.

Les paralympiques prennent de l'ampleur à chaque édition. Mais la lisibilité, elle, reste réduite.

© 2008 Le Temps SA. Tous droits réservés.

lundi 8 septembre 2008

I'm not Michael Phelps.... I'm Steve!

VIDÉO - Les paralympiques - No Comment


The Paralympic Games opened in Beijing with a burst of fireworks

dimanche 7 septembre 2008

VIDÉO - Sexy Leryn Franco JO 2008

+ de Sexe



Même France 2 parle de la sexy Leryn Franco lors de son journal...
Une image pour faire plaisir aux internautes surtout masculins, celle d'une lanceuse de Javelot à la plastique vraiment irréprochable... absolument !

mercredi 3 septembre 2008

VIDÉO - Les athlètes chinois aux Paralympiques



REPORTAGE : Les athlètes chinois continuent de s'entraîner dur pour les Paralympiques qui débuteront à Pékin dans quelques jours. Ces jeux sont à la fois une opportunité pour gagner des médailles mais aussi pour une meilleure acceptation de la population invalide chinoise. France 24

samedi 30 août 2008

VIDÉO - Post-Olympics in Beijing


Athletes, officials and spectators leave Beijing after Olympic Games. The chinese capital begins to return to normal after Olympics.

mercredi 27 août 2008

VIDÉO - Une troupe chinoise handicapée aux JO



À L'HEURE DE PÉKIN Une troupe chinoise handicapée participe aux cérémonies des JO. La quotidienne de FRANCE 24 prend le pouls de cette 29ème Olympiade. Nos envoyés spéciaux reviennent sur les temps forts de la compétition et explorent l’envers du décor.

VIDÉO - Voileux rochelais de retour de Pékin sur France 3



Images de la réception donnée à la Société des Régates Rochelaises par la Ligue Poitou-Charentes de voile en l'honneur de ses athlètes tout juste de retour de Pékin , diffusées dans le 1920 édition Poitou-Charentes sur France 3 mardi 26 Août

lundi 25 août 2008

VIDÉO - Retour des nageurs Français à Roissy - 25/08/08



Alain Bernard, Hugues Duboscq, Amaury Leveaux, Sophie de Ronchi...

VIDÉO EN INTÉGRALITÉ !!! - Cérémonie de clôture des JO 2008