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lundi 13 avril 2015

"Crash" d'une Lamborghini et d'une Ferrari à Pékin pour la sortie de "Fast and Furious 7"

Une Lamborghini et une Ferrari se sont percutées à Pékin en se participant à une course "sauvage" avec d'autres bolides dans un tunnel lors de la sortie du dernier épisode de la saga automobile "Fast and Furious", provoquant lundi une nouvelle controverse sur les possesseurs de voitures de luxe en Chine.

jeudi 19 mars 2015

Chine: des tigres de Sibérie élevés clandestinement par des cadres politiques

Trois cadres politiques chinois ont été sanctionnés après avoir élevé clandestinement une dizaine de tigres de Sibérie, une pratique mise au jour le mois dernier lorsqu'un des félins s'est jeté dans le vide du haut d'un immeuble, effrayé par les pétards du Nouvel an lunaire.

Pattes d'ours et viande de tigre au menu des touristes chinois au Laos

Un complexe touristique dans le nord du Laos, frontalier de la Chine, fait recette auprès des touristes chinois en proposant pattes d'ours et viande de tigre, a dénoncé une ONG jeudi.

mercredi 21 septembre 2011

Le petit-fils de Mao enseigne... Mao

Le Figaro.fr - Fil Info, mardi 20 septembre 2011 - 12:14

Mao Xinyu, petit-fils de Mao Zedong, déjà général de division et chercheur à l'Académie des sciences militaires de l'armée chinoise, a décidé d'enseigner les préceptes de son illustre grand-père à l'université. Mao Xinyu a pris un poste à temps partiel d'enseignant de la pensée de Mao Zedong à l'Université de Canton, selon un communiqué sur le site du département dans lequel il doit enseigner.

Le petit-fils du fondateur de la république populaire de Chine, âgé de 41 ans, va enseigner à une classe de 65 étudiants, selon le communiqué. Il a déjà encouragé ses étudiants à poser leurs questions sur son site de microblogging sur people.com.cn, afin de pouvoir les aider, selon le texte.

Le jeune Mao, qui ressemble physiquement au "grand timonier", a publié plusieurs livres, dont "Mon grand-père Mao Zedong" et avait été élu blogueur le plus populaire sur le site du Quotidien du peuple, journal officiel du Parti communiste chinois. Il y a un an, l'unique petit-fils de Mao Zedong, décédé en 1976, avait déclaré au portail internet Netease qu'il souhaitait s'engager davantage dans la vie politique.

Il avait à cette occasion reconnu que son appartenance familiale avait indéniablement contribué à sa promotion dans l'armée. "Je pense que mes amis et mes collègues de l'armée ont ce sentiment. Tous reportent sur moi leur respect et leur amour pour Mao", avait-il expliqué.

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jeudi 4 août 2011

Le microblogging explose en Chine - Gabriel Grésillon

Les Echos, no. 20988 - Dernière, jeudi 4 août 2011, p. 11

Pékin a beau bloquer l'accès à Twitter, cela n'empêche pas le microblogging de faire fureur en Chine. D'après les chiffres que vient de publier le Centre d'information sur l'Internet, ce sont bien les services de minimessages qui ont connu la croissance la plus spectaculaire dans le pays au cours des six premiers mois de 2011. Le nombre d'utilisateurs a bondi de 208 %, passant de 63 millions à 195 millions. Au même moment, le nombre d'internautes atteignait 485 millions, soit une hausse de 6,1 % en un semestre, moins que les 9,4 % constatés il y a un an.

Le microblogging à la chinoise ressemble à s'y méprendre à celui que l'on pratique sur Twitter. A ceci près que les messages considérés comme subversifs s'y font « harmoniser », comme disent les internautes pour parler de censure. Une référence à la doctrine de la « société harmonieuse » chère au président chinois, Hu Jintao.

Le phénomène est suivi de très près par les autorités car Pékin peine à reprendre la main sur cette agora moderne. En témoigne le mal qu'ont eu les autorités à casser la rumeur qui donnait récemment pour mort Jiang Zemin, l'ancien président chinois. Le blocage de tout message faisant référence à ce dernier, plutôt que de calmer les esprits, les a enflammés, au point que la télévision de Hong Kong elle-même a annoncé le décès de l'ancien dirigeant.

De même, c'est de plus en plus souvent sur microblog que naissent les affaires qui secouent l'opinion. La dernière en date a fait le malheur de la jeune Guo Meimei. Celle-ci a mis en ligne des photos d'elle-même devant sa Maserati rutilante. Une voiture de luxe offerte pour ses vingt ans. Problème : sur son profil, il était écrit qu'elle travaillait pour la Croix-Rouge chinoise. L'indignation s'est propagée comme une traînée de poudre. Mais que fait-on de notre argent ? Qui sont ces officines qui se disent caritatives et qui, en réalité, détournent les fonds qu'on leur confie ? Il a fallu que la Croix-Rouge s'empare de l'affaire, démente, puis qu'elle ouvre ses comptes au grand public, et qu'enfin la très riche mais infortunée Guo Meimei se confonde en excuses pour avoir menti sur son métier.

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mardi 31 mai 2011

INSOLITE - Le métro chinois en pince pour les crabes


Libération - Vous, lundi 30 mai 2011, p. 25

Et pourquoi pas un distributeur de poulets vivants ? En Chine, ils ont commencé par les crustacés en tout cas, puisque le premier distributeur automatique de crabes vivants est apparu à la station Xinjiekou sur la ligne 1 du métro de Nankin il y a quelques mois. Depuis, ça se multiplie et ça fait un malheur : plusieurs centaines de crabes vendus par jour, vivant fraîchement à 5 degrés (pour finir ébouillantés, ils ne sont plus à ça près), pour 30 % moins cher qu'au marché. Les Japonais s'y mettent aussi, et il faut reconnaître que c'est bien commode, non ? Photo Reuters



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jeudi 31 mars 2011

A Hainan, Mao est tombé de son piédestal - Harold Thibault


Le Monde - 24 heures dans le monde, jeudi, 31 mars 2011, p. 2

Une icône est tombée. Le fondateur de la Chine populaire a cédé sous les coups des promoteurs immobiliers. A Wenchang, sur l'île touristique de Hainan, au sud de la Chine, la compagnie de construction Yilong avait besoin d'espace pour bâtir un luxueux complexe hôtelier. Elle prévoyait donc de déplacer d'une quarantaine de kilomètres une statue de Mao Zedong érigée le 1er octobre 2008, à l'occasion de l'anniversaire de la République.

Sacrilège ! Le 19 février, jour prévu pour le départ du marbre, une erreur de manutention couche à terre la statue blanchâtre haute de près de dix mètres. Les six tranches qui la composent se brisent. Mao finit en mille morceaux, le nez cassé. Conscients de la gravité de leur acte, ne sachant que faire, les ouvriers abandonnent la statue six jours durant. C'est assez pour que des photos se répandent sur Internet et que les nostalgiques crient au drame. « C'est l'humiliation de Hainan, de la Chine, du PCC, de tous les Chinois », s'indigne un internaute, qui précise toutefois qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

Car l'immobilier catalyse les mécontentements dans la Chine d'aujourd'hui, celle d'après les réformes de l'après-Mao. Les promoteurs ne profitent-ils pas de la faiblesse de paysans sans recours pour s'enrichir, en s'appuyant sur la corruption des officiels locaux pour s'emparer de leurs propriétés ? Et ces logements, dont les prix sont le nouveau fardeau du peuple, symbolisent aux yeux de beaucoup les inégalités du « socialisme aux caractéristiques chinoises ».

Héros malgré tout

« Vous n'avez aucune empathie lorsque les gens s'immolent par le feu lors de démolitions forcées, alors pourquoi un tel énervement pour la destruction de cette statue » rétorque un micro-bloggeur surnommé Zhang Erlengzi. Face au mécontentement des plus conservateurs, l'entreprise Yilong a présenté ses excuses et proposé de reconstruire un Mao, selon la presse d'Etat.

La figure du Grand timonier orne toujours les billets de banque chinois et l'historiographie officielle le présente encore comme un héros malgré sa responsabilité dans le Grand Bond en avant qui condamna la Chine à la famine. Les artistes qui s'attaquent au mythe testent les limites du régime, comme Ai Weiwei, celui qui ose adresser un bras d'honneur au portrait trônant place Tiananmen et en publier la photo.

Dans les écoles, les cours d'histoire continuent d'attribuer la culpabilité de la grande révolution culturelle prolétarienne à la « Bande des quatre », menée par l'épouse de Mao, mais pas au président défunt. Un internaute s'est toutefois souvenu que pendant ces années chaotiques au cours desquelles le pays fût à feu et à sang, les statues de Confucius ou de l'Empereur jaune, fondateur de la civilisation chinoise, furent jetées à bas. Il lance : « Maintenant, c'est au tour de Mao ».

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Les mâles chinois doivent apporter une dot pour se marier

Le Figaro, no. 20732 - Le Figaro Économie, mercredi, 30 mars 2011, p. 21

La politique de l'enfant unique mais également la préférence des familles asiatiques pour les héritiers mâles ont conduit à des déséquilibres monstrueux entre le nombre d'hommes et de femmes. En Chine les garçons sont désormais plus nombreux de 22 % à la naissance que les filles. Et la génération des moins de 20 ans dégage un « excédent » de 32 millions de mâles. Jusqu'à présent, les chercheurs avaient mis en exergue les méfaits d'une telle disparité, en matière de criminalité notamment. Or Shang-Jin Wei et Xiaobo Zhang, deux économistes travaillant à New York, viennent de démontrer que ce déséquilibre hommes/femmes est au contraire un facteur de croissance économique essentiel.

Environ « 20 % de la progression du PIB par habitant de ces dernières années peuvent être attribués à l'augmentation du ratio entre les deux sexes », estiment-ils dans une étude publiée par le prestigieux National Bureau of Economic Research. Après avoir écumé les statistiques de mariages et de créations d'entreprises, ils ont découvert que les familles devaient accumuler des richesses pour placer leur progéniture « sur le marché du mariage ». Le beau sexe y dicte sa loi. Travailler dur, entreprendre, investir dans les études : il faut constituer une dot pour son garçon ! JEAN-PIERRE ROBIN

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mardi 15 mars 2011

La « sirène de Shanghaï » ensorcelle Séoul - Séabstien Falletti

Le Figaro, no. 20716 - Le Figaro, vendredi, 11 mars 2011, p. 1

Grands yeux noirs, teint mat et rouge à lèvres discret. Deng Xinming, 33 ans, vole la vedette aux habituelles actrices en minijupe à la une des journaux sud-coréens. Cette jeune Chinoise bien sous tous rapports est la nouvelle « femme fatale » qui ensorcelle le pays du Matin-Calme. Et pour cause : au moins trois diplomates en poste au consulat de Shanghaï sont tombés dans ses rets. La belle a obtenu des informations confidentielles, dont une longue liste de numéros de téléphone de hauts dirigeants sud-coréens, en usant de ses charmes. La « sirène de Shanghaï », comme l'a surnommée immédiatement la presse, savait également se montrer délicieusement convaincante pour obtenir des visas d'entrée en Corée du Sud. Pour mieux les revendre ensuite à prix d'or à des hommes d'affaires chinois. Une « scandaleuse affaire », a reconnu Séoul, qui a ouvert une enquête après avoir été alerté par... le mari de Deng!

Pis, cette Mata Hari aurait obtenu, en toute illégalité, des visas d'entrée pour onze réfugiés nord-coréens. Une affaire croustillante qui tombe au plus mal pour la Corée du Sud, à l'heure où elle tente d'améliorer ses relations avec la Chine, avec l'espoir d'enfoncer un coin dans l'alliance Pékin-Pyongyang. Les James Bond sud-coréens ont encore des leçons à apprendre... et le mythe de l'espionne chinoise de charme a de beaux jours devant lui.

SÉBASTIEN FALLETTI (à Séoul)

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mardi 25 janvier 2011

À la Maison-Blanche, une mélodie chinoise bien martiale

Le Figaro, no. 20677 - Le Figaro, mardi, 25 janvier 2011, p. 1

Selon Bach, le but de la musique ne devait être « que la gloire de Dieu et le délassement des âmes ». Pour le merveilleux pianiste chinois Lang Lang, elle semble aussi pouvoir louer la puissance des nations. Ce jeune prodige de 28 ans était invité à la Maison-Blanche lors du récent dîner offert par Barack Obama en l'honneur du président Hu Jintao. Après avoir joué à quatre mains avec le jazzman Herbie Hancock, le pianiste chinois a interprété Ma Patrie, musique célèbre du répertoire de son pays. Seulement voilà, elle est aussi la bande originale d'un film de 1956, La Bataille du mont Shangganling, qui raconte les féroces combats des soldats chinois contre les GI's américains, puis la défaite de ces derniers, lors d'un épisode sanglant de la guerre de Corée. Depuis, sur l'Internet chinois, la mélodie fait grand bruit. Des internautes s'enflamment pour ce bon tour fait à l'Amérique, ce « message musical signifiant que la Chine n'a plus peur d'aucune puissance ». D'autres, notamment des « universitaires », se demandent si le choix était bien délicat... Et si le ministère chinois des Affaires étrangères avait validé le répertoire. On ne sait si Lang Lang a sciemment voulu faire la nique à l'Amérique, s'il connaissait le contexte « antiaméricain » de cet air patriotique. Sur son blog, il dit seulement l'avoir choisi parce qu'il loue joliment « la puissance de la Chine et l'unité de son peuple ».

ARNAUD DE LA GRANGE

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dimanche 21 novembre 2010

SPORT - Un blogger chinois perd un pari de 10 600 $

Libération, no. 9183 - Sports, samedi, 20 novembre 2010, p. 19

C'est la somme, en dollars (7 770 euros), qu'un blogger chinois a pariée sur la défaite de l'équipe de football de Chine face au Kazakhstan. Malheureusement pour lui, la Chine a gagné 2-1. L'homme, identifié sous son seul pseudo, Lin, a ensuite menacé de commettre un attentat à la bombe contre l'équipe nationale avant d'être arrêté à Beihai, dans la région de Canton.

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mardi 16 novembre 2010

La Chine et la politique du chien unique - Arnaud de la Grange

Le Figaro, no. 20616 - Le Figaro, vendredi, 12 novembre 2010, p. 1

Les défis démographiques que la Chine doit relever prennent parfois un tour inattendu. La politique de l'enfant unique, dont on vient de « fêter » les 30 ans, est connue, vantée, controversée, maintenue. Mais voilà que la municipalité de Shanghaï envisage de lancer une innovante « politique du chien unique ». L'information n'est pas un canular lancé par des internautes chinois à l'insondable facétie, mais se lit dans le très sérieux China Daily. La nouvelle loi, donc, n'autoriserait qu'un chien par foyer. Sur le registre des animaux domestiques, là encore, la Chine des réformes est allée très vite. Interdits dans les villes sous l'ère maoïste, souvent objet de peu d'égards de la part d'humains occupés à leur propre survie, ces petites bêtes de compagnie suscitent aujourd'hui un réel engouement au sein de la nouvelle classe moyenne. Il y aurait, selon les chiffres officiels, 800 000 chiens dans les rues de Shanghaï. Mais seulement un quart d'entre eux seraient correctement enregistrés, démarche qui oblige à payer une taxe annuelle. On n'en finit pas, en Chine, de légiférer sur les chiens. En janvier dernier, le Global Times révélait qu'une équipe planchait sur une loi, au niveau national, rendant illégale la consommation de canidés. Une autre façon, pourtant, de lutter contre leur prolifération.

ARNAUD DE LA GRANGE

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mercredi 10 novembre 2010

Ce qui fascine la première dame chinoise

Le Point, no. 1991 - Le point de la semaine, jeudi, 11 novembre 2010, p. 16

Une seule escapade pendant la visite d'Etat du président chinois pour son épouse Liu Yongqing : elle a tenu à se rendre à Asnières pour visiter la maison historique et des ateliers de Louis Vuitton où l'on fabrique encore aujourd'hui certaines commandes.

© 2010 Le Point. Tous droits réservés.

lundi 1 novembre 2010

CINÉMA - Paul le poulpe dans un polar chinois

Le Figaro, no. 20606 - Le Figaro et vous, lundi, 1 novembre 2010, p. 25

Paul le poulpe, le mollusque pronostiqueur de la Coupe du monde 2010, était au coeur d'une conspiration internationale de parieurs : tel est le scénario d'un polar chinois intitulé Le Meurtre de Paul le poulpe. Le film de la réalisatrice Xiao Jiang sortira en Chine le 30 novembre.

© 2010 Le Figaro. Tous droits réservés.

mercredi 13 octobre 2010

INSOLITE - La « police de l'amour » barre le mariage belge d'une policière chinoise

Le Soir - 1E - ACTU, mercredi, 13 octobre 2010, p. 11

Hubert G., un gérant de sociétés de Waterloo âgé de 60 ans, est un homme en colère contre la « bureaucratie » belge. En 2008, lors d'un voyage en Chine, il rencontre une... commissaire adjoint de la police du Hubei, âgée de 45 ans. Les tourtereaux se plaisent, entament un flirt qui progressivement se transforme en intention de mariage. Hubert ne veut pas rester en Chine. Sa commissaire n'est pas opposée à venir le rejoindre en Belgique. Et l'enfer commence en décembre 2009, lorsqu'il introduit une demande de mariage à l'administration communale. La police locale l'interroge. Lui demande de préciser la couleur préférée de sa promise, la place qu'il occupe dans le lit, s'intéresse à ses relations sexuelles. Ses enfants, âgés de 29 à 40 ans, sont convoqués à la police. On leur demande si cela les dérangerait si leur père avait de nouveaux enfants issus de cette union « chinoise »... malgré l'âge de celui-ci et celui de sa fiancée. Les enfants, interloqués répliquent aux policiers : « notre père mène sa vie comme il l'entend ». D'autres membres de la famille sont interrogés. Et les portes de l'enfer administratif s'ouvrent de plus en plus. Xiao vient en Belgique, sous visa touristique. Elle suit des cours intensifs de français. Mais au bout de trois mois, elle doit retourner en Chine. Son visa a expiré. Les tourtereaux

entendent respecter la légalité. Elle doit fournir une quantité énorme de documents à l'ambassade de Belgique. Le 14 juin, le dossier est complet. Le 21, il est transmis à l'Office des étrangers, où des pertes de pièces se produisent. Hubert fulmine. Le parquet a donné un avis favorable à cette union : il ne s'agit pas d'un « mariage blanc ». Près d'un an après avoir lancé son projet de mariage, Hubert se retrouve face à un incompréhensible mur administratif. La « police de l'amour » est sans pitié...

PHOTO - CHONGQING, CHINA - OCTOBER 18: Models wear new wedding growns on October 18, 2007 in Chongqing Municipality, China. The cost of an average wedding in urban China has hit a new record of 560,000 yuan (US$72,572), with young couples heavily dependent on parents financial aid to pave the way for their marriage, according to a recent survey conducted by the Committee of China Wedding Expo on October 18, 2007 in Chongqing, China. The cost of housing has fueled costs. adding 308,600 yuan on average.

© 2010 © Rossel & Cie S.A. - LE SOIR Bruxelles, 2010

mardi 27 juillet 2010

L'or de pacotille chinois met le souk au Caire

Libération, no. 9082 - Économie, lundi, 26 juillet 2010, p. 14

L'or chinois, simple imitation du précieux métal, a envahi l'Egypte. Avec l'envolée des cours de l'or véritable (1 220 dollars l'once, contre 990 dollars fin 2009), les accessoires importés de Chine ont envahi les souks du Caire. A tel point que de nombreux bijoutiers se sont convertis à cet or de pacotille, qui conserve, à en croire ses acheteurs, sa couleur originelle durant environ deux ans. Ces accessoires chinois ont néanmoins aidé de jeunes couples à se débarrasser du casse-tête de la Chabka, Un cadeau en or que doit offrir le futur mari à sa fiancée.

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mercredi 7 juillet 2010

Figurants blancs à louer en chine

Libération, no. 9062 - Monde Expresso, vendredi, 2 juillet 2010, p. 8

C'est le dernier cri dans les entreprises chinoises : louer des individus «de type caucasien» pour rehausser l'image de marque. Ces étrangers, blancs uniquement, sont recrutés pour «jouer» aux hommes d'affaires, mais sans exercer une quelconque responsabilité. Ils sont payés 1 000 dollars par semaine (800 euros) en moyenne pour faire de la figuration en costume-cravate dans des réunions, serrer des mains ou couper des rubans lors d'inaugurations, sans oublier les cocktails. Pour les sociétés chinoises, ces figurants donnent une envergure internationale et rehaussent le prestige de l'entreprise. Quand ils ne sont pas en représentation, les «pantins» regardent des films ou feuillettent des magazines...

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mardi 29 juin 2010

Hélène star en Chine

Le Figaro, no. 20503 - Le Figaro et vous, samedi, 3 juillet 2010, p. 36




Impossible de se promener à Shanghaï sans entendre la chanson Je m'appelle Hélène. Le CD est un phénomène de société. Grâce à ces couplets, Hélène Rolles, l'interprète d'Hélène et les garçons est aujourd'hui l'une des Françaises les plus célèbres en Chine.

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jeudi 24 juin 2010

De la superstition dans les prix d'introduction en Chine

Les Echos, no. 20705 - Marchés, jeudi, 24 juin 2010, p. 40

Croyance. Pour se donner toutes les chances de réussite, les Chinois ont tendance à miser sur les chiffres « fastes ». En Chine, certains nombres, grâce notamment à leur sonorité, sont considérés comme portant bonheur, en particulier le chiffre 8. A l'inverse, le 4 porterait malheur. Deux chercheurs -Sun Na, du Beijing National Accounting Institute, et Thomas Schneider, de l'université canadienne d'Alberta -ont montré que 20 % des prix d'introduction sur le marché des actions A (le marché domestique) se finissent par 8. A l'inverse, seulement 3 % environ se terminent par 4. Leur étude porte sur les entrées à la cote entre 1999 et 2009. « Nous concluons que les dirigeants et les banques responsables des introductions en Bourse doivent avoir connaissance des superstitions entourant les chiffres en Chine et déterminent les prix en conséquence », soulignent les auteurs.

MARINA ALCARAZ

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mardi 22 juin 2010

Mariage chinois sous pavillon français - Claire Bommelaer

Le Figaro, no. 20492 - Le Figaro, lundi, 21 juin 2010, p. 1

Si vous ne pouvez pas aller vous marier à Tours, Tours viendra à vous. Durant toute l'Exposition universelle de Shanghaï, la ville de Touraine propose à des couples de venir célébrer un « mariage romantique » au Performance Center. Le 22 juin, une cinquantaine de jeunes Chinois devraient jouer le jeu en tenue de mariés.

Moyennant environ 450 euros, un prix très élevé en Chine, ils participeront à une cérémonie de groupe, recevront un certificat de « mariage à la française », assisteront à un spectacle, se feront prendre en photo, puis iront dîner au restaurant des frères Pourcel.

Le centre des monuments nationaux, partenaire du pavillon français, leur offrira, alors, des invitations pour visiter les monuments de l'Hexagone, des cahiers aux couleurs de ces chefs-d'oeuvre, ainsi que des cartes IGN.

La France espère, grâce à ces mariages dont on ne saurait dire s'ils sont vraiment romantiques, attirer des touristes chinois. Et pourquoi pas les inciter à passer leur lune de miel dans les châteaux de la Loire.

Précisons tout de même que ni la Ville de Tours ni le centre des monuments nationaux n'ont vocation à se substituer à un maire : les couples qui vont se présenter au pavillon français de Shanghaï devront un jour impérativement être mariés « pour de vrai ». À la chinoise, cette fois-ci.

PHOTO - French entertainers lead a celebration during a ceremony to mark France Day at the World Expo site in Shanghai on June 21, 2010. Thousands of visitors joined the pavilion to mark France's national pavilion day in conjunction with music day at the Shanghai World Expo.

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