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vendredi 23 septembre 2011

General Motors et General Electric s'allient sur le véhicule électrique en Chine

La Tribune (France), no. 4814 - Green business, vendredi 23 septembre 2011, p. 11

Les groupes américains General Motors et General Electric ont signé jeudi un accord pour travailler ensemble sur des infrastructures de recharge de voitures électriques dans la région de Shanghaï, qu'ils ont choisie comme première ville pilote pour y installer des bornes de recharges.

(c) 2011 La Tribune. Tous droits réservés.

mercredi 4 mai 2011

Saab trouve un sauveur chinois - Denis Fainsilber

Les Echos, no. 20925 - Industrie, mercredi 4 mai 2011, p. 20

Le constructeur chinois Hawtai Motor va apporter 150 millions d'euros et produira des Saab en Chine, en échange de 30 % du capital. Une réplique à l'achat de Volvo par Geely.

Miracle à Trollhättan : le constructeur automobile suédois Saab, dont les chaînes de montage sont à l'arrêt depuis trois semaines pour cause d'impayés auprès des fournisseurs, a signé un « partenariat stratégique » avec le constructeur chinois Hawtai, qui lui apporte un ballon d'oxygène financier à moyen terme. Un accord arraché par Victor Muller, le fondateur du néerlandais Spyker, qui a repris Saab à General Motors et qui a discuté ces dernières semaines avec plusieurs groupes chinois.

Selon l'accord annoncé dans la nuit de lundi à mardi, Hawtai va investir 120 millions d'euros pour prendre 29,9 % des parts de Spyker et va apporter 30 millions supplémentaires à l'entreprise sous la forme d'un prêt convertible. En échange, il acquiert le droit de produire des Saab en Chine (les modèles actuels et futurs) et de les distribuer. Pour l'ex-constructeur haut de gamme, c'était ça ou la faillite : il n'a produit que 32.000 voitures l'an dernier, alors qu'il perdait déjà de l'argent du temps de GM en dépassant le seuil des 100.000 unités. Les citoyens suédois, eux, sont déjà habitués à voir leur industrie automobile passer sous la coupe de la Chine, puisque Geely a acheté Volvo Cars auprès de Ford.

Plagiaire inspiré

Peu connu à l'étranger, Hawtai est de son côté l'un de ces plagiaires inspirés comme seul l'ex-empire du Milieu sait en sécréter. Créé en 2000 sous le nom initial de Huatai, dans la province du Shandong, juste en face de la Corée, il a construit durant huit ans des modèles de petits 4 - 4 Hyundai sous licence (Santa Fe, Terracan). Mais il vole depuis peu de temps de ses propres ailes, avec des modèles aux ressemblances fort peu innocentes : son SUV B35 (voir photo) est une copie non dissimulée de l'ancien Porsche Cayenne, affublé d'une grille de calandre sortie tout droit de chez Bentley, le tout monté sur la plate-forme de l'ancien Hyundai Santa Fe... Quant à sa récente berline « statutaire » B21, son évocation de la Bentley Continental ressemble presque à un hommage.

Désormais, il va pouvoir assembler des Saab avec les « vrais » plans, en respectant toutes les formes juridiques. Hawtai, qui exploite un centre de R & D à Pékin et deux usines, dans la province de Shandong et en Mongolie inférieure, revendique une capacité de production de 200.000 voitures par an et 300.000 moteurs. Moins généraliste que d'autres comme Chery ou BYD, la marque n'occupe que le 29e rang en Chine.

Paradoxalement, il s'agit de la deuxième fois que Saab se vend à des Chinois. Juste avant sa cession par GM, le suédois avait en effet déjà cédé les technologies et les droits pour fabriquer en Chine les anciennes versions des berlines 9-3 et 9-5 à Beijing Automotive (BAIC), pour un peu moins de 200 millions de dollars.

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mardi 19 avril 2011

GM veut doubler ses ventes chinoises en cinq ans

Les Echos, no. 20915 - Industrie, mardi, 19 avril 2011, p. 19

Le groupe américain veut vendre 5 millions de véhicules d'ici à 2015, contre 2,35 millions l'an dernier.

La Baojun 630 dévoilée hier pour l'ouverture du Salon automobile de Shanghai n'est qu'une mise en bouche. Les ambitions de General Motors sur le marché chinois - désormais le premier au monde -vont bien au-delà de ce modèle. Le groupe américain prévoit de multiplier ses ventes chinoises annuelles par plus de deux d'ici à 2015, pour les porter à 5 millions d'unités, contre 2,35 millions en 2010, a déclaré hier son directeur pour la Chine, Kevin Wale.

Soixante modèles

Pour y parvenir, le constructeur de Detroit entend lancer en Chine environ 60 modèles nouveaux ou améliorés au cours des cinq prochaines années, dont 12 Buick et 15 Chevrolet.

GM a déjà plus que doublé ses ventes en Chine ces deux dernières années, profitant de l'impressionnant essor de ce marché chinois, qui a bondi de 32 % l'an dernier. Toutefois, sa progression s'est fortement ralentie depuis le début de 2011, avec une hausse des ventes globales de seulement 8 % au premier trimestre, compte tenu de la réduction des aides publiques. Malgré ce tassement du marché, GM Chine entend toujours obtenir une croissance de 10 % à 15 % cette année, a affirmé hier Kevin Wale.

Le plan stratégique de General Motors en Chine pour les cinq prochaines années passe aussi par la voiture électrique. Le constructeur compte lancer sur place sa Chevrolet Sail électrique dès cette année. Il prévoit en outre le développement d'une nouvelle génération de véhicules électriques spécialement adaptée aux infrastructures chinoises, en collaboration avec son partenaire local Shanghai Automotive Industry Corporation (Saic), a précisé Kevin Wale.

Au-delà de la Chine, General Motors, qui est sorti de la faillite l'an dernier et qui a effectué un retour spectaculaire à Wall Street, mise sur l'ensemble des pays émergents. En particulier l'Inde. Au total, sa marque Chevrolet espère ainsi plus que doubler ses ventes internationales (Chine, Inde, etc.) d'ici à cinq ans, ont indiqué hier ses dirigeants.

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jeudi 18 novembre 2010

Les Chinois hésitent à investir dans General Motors - Wei Gu

Le Monde - Economie, vendredi, 19 novembre 2010, p. 17

Il y a cinq ans, les investisseurs ne voyaient pas bien l'intérêt pour les établissements bancaires occidentaux d'entrer au capital de banques chinoises passées un peu plus tôt par la faillite. C'est au tour des Chinois de se poser ce genre de questions. Certaines sources ont ainsi confié à Reuters que le constructeur automobile SAIC Motor s'apprêtait à dépenser 600 millions de dollars (440 millions d'euros) pour prendre 1 % du capital de General Motors (GM) à l'occasion de l'entrée en Bourse du groupe américain.

L'introduction de GM serait dopée par cette prise de participation. Le groupe américain est un acteur majeur du secteur automobile en Chine : il représente 13 % d'un marché dont la croissance est la plus dynamique du monde. GM est déjà actionnaire à 49 % de la filiale commune montée avec SAIC, et les deux sociétés opèrent ensemble en Inde. Ceux qui investiront en Bourse devraient se réjouir de voir GM multiplier les partenariats dans les régions du monde en forte croissance.

Rentabilité discutable

Mais que gagnerait SAIC à l'affaire ? L'accès à un réseau de distribution planétaire est un avantage, mais une participation de 1 % n'est pas suffisante pour garantir quelque droit que ce soit de ce côté-là. Ceux qui ont pris des intérêts dans les banques chinoises savent que détenir 20 % des parts ne garantit pas un traitement privilégié quand il est question de développer les ventes croisées. GM possède un savoir-faire technologique sophistiqué sur lequel SAIC a sûrement des vues, mais il y a peu de chances que le groupe américain le partage avec un actionnaire aussi modeste. Quant à la rentabilité financière de l'opération, elle est discutable. GM a relevé le prix d'introduction de 23 % depuis son annonce initiale alors que la firme de Detroit n'a pas dégagé un dollar de profit depuis 2004.

SAIC pourrait trouver un meilleur usage pour ses liquidités. Car à 33 dollars l'action GM - l'extrémité haute de la fourchette - il faudra débourser 627 millions de dollars, l'équivalent des deux tiers des bénéfices nets du groupe en 2009. Le constructeur ferait mieux d'investir sur son marché national, où le produit des ventes devrait progresser de 15 % en 2011.

Il est sans doute trop tard pour que SAIC recule sans faire de vagues, mais rien ne dit que l'affaire est bouclée. Il lui faut en effet d'abord obtenir l'approbation du ministère chinois du commerce. Ce qu'il n'a toujours pas obtenu. Et au vu des déceptions que les Chinois ont déjà essuyé dans des opérations du même type - la souscription de China Investment Corp à l'entrée en Bourse du groupe de capital-investissement Blackstone - Pékin pourrait la refuser. Ce qui ne serait pas une mauvaise chose pour SAIC.

Sur BreakingViews.com

Wei Gu

(Traduction de Christine Lahuec)

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lundi 15 novembre 2010

Le chinois SAIC va prendre 1 % de General Motors

Le Monde - Economie, mardi, 16 novembre 2010, p. 21

SAIC Motor Corp., premier constructeur automobile chinois, va prendre une participation de 1 % dans General Motors à la faveur du retour en Bourse du groupe américain qui doit avoir lieu dans les jours prochains, a indiqué, lundi 15 novembre, le China Securities Journal. Le montant de cette acquisition s'élèverait à 500 millions de dollars (367 millions d'euros). SAIC a déjà deux coentreprises de production avec General Motors en Chine.

PHOTO - Thomas Stephens, General Motors' vice chairman of global product operations, delivers a speech during the signing ceremony of a joint venture with Shanghai Automotive Industries Corp. (SAIC) called the "Global Next Generation Advanced Powertrain Technology Co-development" Wednesday, Aug. 18, 2010, in Shanghai.


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jeudi 28 octobre 2010

La Chine devient le premier marché de General Motors devant les Etats-Unis

Les Echos, no. 20794 - Industrie, jeudi, 28 octobre 2010, p. 20

Cette année, le groupe de Detroit prévoit de vendre 2,3 millions de voitures en Chine, ce qui serait légèrement supérieur à ses résultats commerciaux aux Etats-Unis. Mais il a dû accepter de lâcher une part de son pouvoir à SAIC.

Du jamais-vu depuis la création de General Motors en 1908 par William C. Durant : cette année, la Chine sera officiellement le premier débouché commercial du constructeur de Detroit, dépassant pour la première fois le marché américain. L'an passé, il s'en était fallu de peu pour que cette permutation historique ne se produise, alors que GM se débattait dans les affres de la faillite, qui touchait avant tout ses activités nord-américaines.

« Cette année, GM est bien parti pour vendre 2,3 millions de véhicules sur le marché chinois, maintenant sa part de marché locale de 13,5 % et dépassant au passage les volumes d'immatriculations aux Etats-Unis », selon Kevin Wale, PDG du constructeur en Chine. Grâce à son alliance sur place avec Shanghai Automotive (SAIC), dont les origines remontent à 1997, le groupe qui fabrique sur place des modèles Chevrolet, Buick et Cadillac, et compte pas moins de 10 usines d'assemblage et quatre de moteurs, a réussi à maintenir ses positions. Une petite prouesse alors que la concurrence est de plus en plus féroce.

Pour l'ancien numéro un mondial de l'automobile, le chassé-croisé entre la Chine et les Etats-Unis est le fruit logique d'un double phénomène : en Amérique, GM a nettement réduit la voilure avec son passage éclair sous la loi des faillites, à l'été 2009, sacrifiant ses marques Saturn, Pontiac et Hummer, et réduisant la taille de son réseau de concessionnaires. Pendant ce temps, la fulgurante croissance du marché chinois a plus que réconforté le constructeur, qui revendique le rang de numéro un local devant Volkswagen et, plus loin derrière, l'ambitieux Hyundai-Kia.

Sur les neuf premiers mois de cette année, GM a immatriculé 1,77 million de véhicules dans l'ex-empire du Milieu, soit presque autant que sur tout 2009 (1,83 million). Son projet de passer le cap des 2 millions sera allègrement franchi d'ici à décembre, avec plusieurs années d'avance. Le groupe se fixe désormais l'objectif d'atteindre les 3 millions en 2015, soit une nouvelle croissance de 50 %. Loin de la crise qui affecte d'autres marchés comme l'Europe, il bat ici ses records de ventes depuis vingt mois d'affilée. Et ses usines tournent au rythme moyen de 120 %. Toutes marques confondues, le marché chinois devrait à nouveau grimper de 25 % cette année, pour dépasser le seuil des 17 millions de livraisons, après un bond de 51 % l'an passé.

Beaucoup de facteurs concourent à cet essor, détaille Kevin Wale : « Une croissance rapide de la demande hors des grandes métropoles, l'expansion du portefeuille produits des marques étrangères,lamontée en régime de marques locales ambitieuses, des véhicules de plus en plus abordables financièrement_ Mais, au-dessus de tout, le fait que les Chinois adorent l'automobile et veulent en acheter. Tous ces facteurs sont durables. Il n'y a pas de raison d'imaginer une inversion de fond », ajoute le dirigeant d'origine australienne, qui table sur une hausse moyenne de la demande, à moyen terme, de 10 % à 15 % par an. Même si certains experts tablent sur des niveaux plus bas (5 % de croissance moyenne annuelle sur 2010-2014, selon le Boston Consulting Group), cela augure de belles années pour les constructeurs.

Création d'une marque locale

Pour répondre aux injonctions du gouvernement central et diversifier leur offre, GM et ses deux partenaires, SAIC et Wuling, ont créé en juillet dernier une marque low-cost 100 % locale, Baojun (« Cheval précieux ») qui, comme par hasard, sonne comme « BMW » lorsqu'elle est prononcée en mandarin_ Et dans les petits utilitaires, la coentreprise ad hoc entre GM, SAIC et Wuling va investir pour augmenter ses capacités industrielles de près de 50 % d'ici à 2012.

Seul hic, mais de taille, dans ce tableau plus que flatteur : GM a dû accepter de diluer son pouvoir en Chine, mais aussi par la même occasion en Inde, à la faveur d'un accord conclu fin 2009 avec SAIC. Le puissant groupe de Shanghai, qui compte à ce jour pas moins de 60 sociétés communes, par exemple avec Volkswagen, Bosch ou Johnson Controls, a acquis 1 % supplémentaire de son joint-venture avec General Motors, pour 85 millions de dollars, passant de 50 à 51 %. Même si l'américain garde officiellement ses droits de vote et une option pour racheter ces 1 % ultérieurement, cet accord ressemble à une perte d'influence stratégique sur le marché le plus bouillonnant de la planète, qui est aussi le premier des BRIC.

D'autant qu'en vertu de cet accord, le même Shanghai Automotive a pris la moitié des opérations de GM en Inde, qu'il contrôlait à 100 %, et apportera l'essentiel des investissements à venir, soit de 300 à 350 millions de dollars. Un beau marchepied, pour le groupe chinois, qui débarque en force sur le prometteur marché indien. De son côté, GM avait besoin d'argent frais pour recapitaliser sa filiale coréenne GM Daewoo, constituée en 2002. Le constructeur d'Incheon, près de Séoul, est une composante importante dans le dispositif industriel et de R&D de General Motors, réalisant notamment le design de ses petites voitures. Mais il a encaissé, en 2008, des pertes de 2 milliards de dollars en jouant sur des dérivés basés sur le won coréen.

DENIS FAINSILBER

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mardi 13 avril 2010

GM prévoit de vendre 3 millions d'autos en Chine en 2015

Le Monde - Economie, mardi, 13 avril 2010, p. 17

General Motors (GM) prévoit de vendre plus de trois millions de véhicules en Chine en 2015. Le constructeur américain se montrant confiant sur la poursuite de la croissance du premier marché automobile mondial. GM, qui table sur des ventes supérieures à deux millions d'unités dans le pays pour l'année 2010, prévoit par ailleurs de commercialiser 25 nouveautés en Chine en 2010 et 2011.

PHOTO - SHANGHAI, CHINA - MARCH 24: General Motors unveils a new electronic concept car at Pudong Exhibition Center on March 24, 2010 in Shanghai of China. GM showcased the EN-V, or 'Electric Networked-Vehicle', at a pavilion that it will share with its China joint venture partner, SAIC Motor Corp, during the World Expo to be held in Shanghai from May through October. The non-polluting cars were tailored to the crowded mega-cities of the future.


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